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5t badigeonnage. 6e badigeonnage.
21 juin. 22 juin.
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Le 22 juin, éruption terminée, mais la bronchite persiste avec ses signes subjectifs et objectifs. On cesse les badigeonnages. ;
Les sept observations de rougeoles que nous venons de donner sont suffisantes pour fixer notre opinion sur l’action des badigeonnages de spartéine dans cette affection.
Nous voyons immédiatement qu’il faut diviser nos cas en deux groupes ; le premier comprend trois observations de rougeolesaccentuées, mais sans localisation pulmonaire ou avec des localisations insignifiantes.
Le deuxième groupe comprend quatre observations
de rougeoles accompagnées de symptômes thoraciques allant de la bronchite à la broncho-pneumonie.
Or, tandis que, dans les cas du premier groupe, un seul badigeonnage a ramené la température à la normale et définitivement, dans les cas du deuxième groupe, ils n’ont eu qu’une action momentanée assez faible et sans influence thérapeutique. La fièvre était surtout sous la dépendance des lésions pulmonaires et persistait avec toute son intensité après la disparition de l’éruption.
La conclusion que nous tirerons de ces faits est bien nette :
I. — Les badigeonnages de spartéine on£ une action curative sur la rougeole dépourvue de toute complication, de toute localisation pulmonaire un peu marquée.
IT. — Ils n’ont aucun effet thérapeutique dans les autres cas.
Ces observations concordent entièrement avec l’opinion que nous avons émise de l'impuissance des badigeonnages contre les maladies à localisation viscérale.
Nous n'hésitons pas à dire que, précisément à cause de leur spécialisation étroite, les badigeonnages ne nous paraissent pas destinés à rendre de yrands services dans la rougeole, puisque cette affection n'est grave que par ses complications.
Comme en tous cas, il s’agit là d’un traitement com-
mode et sans dangers, il n’y a pas lieu d'hésiter à l’employer.
Voici donc comment nous entendrions le traitement de la rougeole : |
I. — Application le soir, sur une jambe ou sur un bras, de 2 à 4 grammes de la solution de spartéine ou d’une quantité équivalente de la pommade à 1/20. Enveloppement imperméable par dessus.
IT. — Antisepsie des fosses nasales (voir le chapitre relatif à la cocaïne).
III. — Antisepsie de la bouche. La saccharine rend de très grands services en arrêtantles fermentations. De plus, à cause de son goût agréable, les enfants la reçoivent avec plaisir. Il est bon de l’associer aux alcalins pour éviter toute action nuisible sur les dents.
On nettoiera donc soigneusement les gencives et la cavité buccale de l'enfant avec une solution d'acide borique ou de borate de soude ; et, toutes les deux ou trois heures, on les badigeonnera avec le mélange :
Saccharine ,....…, +... OÙ centigrammes Borate de soude...... ... 2igrammes Jus de Citron. sie. reve
ä 10 Givcérinentres.. rc Re ää 10 grammes
L'enfant déglutit de faibles portions de cette mixture qui contribuent à l’antisepsie du pharynx.