‹ Des Arthrites InfectieusesChapitre 11 sur 55 · ALAN · texte numérisé non relu

ALAN

Le retentissement articulaire , symptomatique se: fera sous cette influence, de même que lagent: infeetieux de la pyohémie fait des infaretus ou des abcès métastatiques, que celui de la rougeole: fait des déterminations catarrhales, bronchiques, et le virus dothiénentérique des ulcérations des plaques de Peyer.

Tousles auteurs sont loin: d'admettre cette spécificité des manifestationsarticulaires, quelques-uns pensent qu'elles relèvent toutes de l'infection purulente. C'est l'opinion sou tenue par Fasègue qui: considérait l’arthrite blennorrhagique, par exemple, comme d’origine pyohémique : « Les arthrites chirurgicales, ditil,sont bien souvent déterminées par des infections purulentes dune extrême gravité. Ne peuton pas soupçonner comme cause des arthrites médicales des pyohémies d'intensité moindre, des pyohémies au petit pied? C'est au cours ou au déclin de ces états morbides que nous voyons éclater une arthrite?..….. [faut y reconnaître une relation de cause à effet et rapprochant ces cas fréquents, des pyohémies chirurgieales, y voir une mamifestation articulaire de l'infection purulente ».

Cette théorie est. vietorieusemént combattue. par la découverte du: bacille spécifique, dans le liquide articulaire, par sa-culture et par la: reproduction de la maladie primitive pour un certain nombre d'états infectieux. Malheureusement nous avons vu que cette démonstration manque trèsisouvent. Du reste ilsemble queles maladies infectieuses sont très variables dans leurs manifestations articulaires: très fréquentes dans les unes Îles arthropaties-sont exceptionnelles dans les autres. On pourrait dire à ce point de vue que les microbes se divisent en arthrophiles et: en arthrophobes.

D'autre part, au déclin des maladies infectieuses, comme le disait Lasègue, les arthrites sont souvent suppurées.et: graves. On ne trouve dans le liquide que les organismes ordinaires de la suppuration. De là est née une conception nouvelle qui paraît avoir de plus en plus de faveur,

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c'est qu’il pourrait exister des doubles infections. Une maladie générale, parasitaire, pourrait mettre l'organisme dans des conditions telles qu’il deviendrait un milieu de culture pour des infections secondaires. Un exemple est tiré de la blennorrhagie. L’arthrite spécifique, gonococcique, semble aujourd'hui nettement demontrée et cependant elle est rarement suppurée. À côté de cette arthropathie spécifique n’a-t-on pas: démontré sous l’influence d’une débilitation quelconque la production de pyarthrites se terminant par la mort avec tout le cortège des phénomènes pyohémiques (Martin de Vevey). Pareils faitsse passent dans la fièvre typhoïde, la puerpéralité.

En somme, de la lecture des nombreuses observations, que nous avons étudiées avec soin, il nous semblerait resulter au point de vue pathogénique: 4° qu’il existe des arthrites infectieuses spécifiques relevant directement de l’état général, démontrées par la clinique et par la bactériologie; 2 qu'à côté de la pyohémie chirurgicale franche qui tend de plus en plus à disparaître, il existe beaucoup de formes atténuées ; dans cette classe rentre peut-être ce qu'on a appelé la pyohémie médicale; 3° qu'au déclin des maladies. infectieuses, surtout avec foyers purulents, il existe des infections secondaires, préparées par l’état général, et de nature pyohémique: (1).

(1) Dans la séance du 24 mai 1886, alors que ce travail était entièrement composé, M. Jaccoud à présenté a l’Académie des sciences une note qui confirme ce que nous: avançons. Dans deux. cas il a vu. la pneumonie arrêtée dans la resolution aboutir à la formation du pus dans le poumon; de ce foyer initial les agents pyogènes pénètrent dans le sang et déterminent un plus ou moins grand nombre de points, des suppurations de même nature.

RDA CHAPITRE VI.

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