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les articulations scapulo huméral et sterno-claviculaire droite, il n'y avait plus trace appréciable de lésions, mais l’atrophie musculaire était encore si fort accusée que C... en était devenue presque difforme.
Des complications viscérales ont été signalées. Molen à trouvé 15 fois des manifestations cardiaques sur 116 cas de rhumatisme blennorrhagique ; des faits analogues sont rapportés par Peter, Fournier. S'agit-il d’un rappel de la diathèse rhumatismale, ou bien faut-il voir dans ces manifestations une action directe du virus blennorrhagique qui agit sur le cœur comme sur les articulations? I semble que cette opinion compte maintenant un certain nombre de partisans : elle a même été soutenue dernièrement par Franler et Gerhardt. Sans nous appesantir sur cette question de doctrine qu’il nous semble bien difficile de trancher actuellement, nous rapportons une observation de rhumatisme blennorrhagique avec péricardite qui nous parait très carateristique , le sujet n’ayant pas d’antécédents rhumatismaux.
Ogs. inédite communiqué par le prof. Leloir, de Lille (n° 345 de son Rec. d'observations.)
Poissart, 28 ans, entré 15 nov. 1885. Rien à noter dans ses antécédents héréditaires ; pas de maladie antérieure de la jeunesse ni de l'âge adulte; pas de rhumatisme. Blennorrhagie il y a un mois, pour laquelle il vint, il y a quinze jours à la policlinique; mardi dernier, l'écoulement cessa, le lendemain notre malade vit son bras se gontier, en même temps l'article devenait rouge et les mouvements étaient douloureux; bientôt le genou commença à se prendre, le malade avait des frissons le soir, de la fièvre, enfin tous les symptômes d'un état gastrique.
État actuel : Plus d'écoulement blennorrhagique (rien du côté du testicule ni de l'épididyme.) :
L'articulation du coude est augmentée de volume, douleur et rougeur au niveau de l'olécrâne, le long des os à la pression, œdème peu accentué ; le genou est gros, empâté, douloureux au niveau de la face externe de la patte d'oie.
Le 22. Déviation dela pointe du cœur en dedans, douleur à la pres sion par le stéthoscope, pas d'épanchement, léger souffle avec frottement péricardique,
Le 23. Pouls polycrote, fréquent, irrégulier: délire hier dans la soirée, agitation excessive: dédoublement du premier bruit.
Douleurs dans le genou qui font crier le malade, peu d'épanchement intra-articulaire.
La température, qui le matin était normale, a atteint au soir 390,8.
Noventbre 1885
Fix! ( \obs.( ) M. Leloir.
Le frottement péricardique a été perçu pendant presque toute la durée du séjour à l'hôpital; au 15 décembre, jour de sa sortie, les douleurs articulaires avaient disparu.
Le diagnostic de l’arthrite blennorrhagique n’est difficile que dans la forme subaiguë, alors que lesarticulations sont prises simultanément. On a été Jusqu'à dire que le rhumatisme blennorrhagique et lerhumatisme subaigu ne diffèrent en rien comme siège, comme lésion, et cèdent au salicylate de soude. Leloir (1) ayant pris une série de
__ (4: Leloir. Contribution à l'étude du rhumatisme blennorrhagique. Journal des Connaissances médicales, 1878.
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cas au hasard, à montré que seul l’état de l’urèthre pouvait bien souvent permettre d'établir l'existence du rhumatisme blennorrhagique. On s’est cependant attaché à faire ressortir les différences qui séparent les arthrites blennorrhagiques de la polyarthrite rhumatismale. Dans le rhumatisme franc, la fièvre intense et l’état général sont, dès le début, en rapport avec les phénomènes locaux: s’il s’agit, au contraire, de l’arthrite blennorrhagique, les symptômes généraux graves ne survien-— nent que lorsque les déterminations articulaires s'aggravent, par exemple si la suppuration survient. Dans un cas cité par Loëb, la température avait atteint 41°. Dans les deux affections, sans doute, plusieurs articulations peuvent être prises, maïs la fluxion rhumatismale passe facilement d’une jointure à l’autre sans laisser de trace, tandis qme l’arthrite blennorrhagique, alors qu’elle à atteint plusieurs articulations, n’a pas abandonné la première qui ‘a été prise ; ce qui a fait dire à M. Fournier que le rhumatisme blennorrhagique se multiplie plutôt qu’il ne se transporte. Nous avons vu qu'il avait unesorte d’affinitépour les articulations du membre inférieur, et surtout pour Île genou.
D’après tout ce qui fprécède, on voit que les arthropathies blennorrhagiques présentent un pronostic réellement sérieux, non seulement au point de vue de la fonction, mais même de la vie. Martin (de Vévey) n’a-t-il pas rapporté 5 cas de morts à la suite de lésions viscérales après la blennorrhagie.
IL, — MaxaADIES DES VOIES URINAIRES.
Les arthrites qui se développent dans le cours des affections des voies urinaires sont liées les unes à l'infection purulente, les autres à l'affection même, sans qu'on puisse faire intervenir comme explication la pyohémie. Ces dernières s’observent à la suite du cathé-
TN térisme. Aussi a-t-on pu les désigner sous le nom d’arthrites consécutives au cathétérisme ; le tèrme de cathétérisme peut être pris dans son acception la plus générale, c'est-à-dire passage d’un instrument quelconque dans l’urètre. |
Ces arthrites ont été signalées pour la première fois par Velpeau dans son article Articulation du Dictionnaire en 30 volumes. Avant où après lui, peu importe, Civiale en dit quelques mots; mais, ainsi que le fait remarquer Velpeau, Moffait en signalaît un Cas dans sa thèse (1810).
Plus tard elles sont étudiées et discutées dans quelques travaux dont les principaux sont la thèse de Perdrigeon faite sous l'inspiration de Velpeau, celle de Marx, élève de Sédillot, les travaux de Sédillot lui-même , les thèses de Malherbe et de Girard, l’article Arthrite d’Ollier, du Diehonnaïre encyclopédique, le Traïté des maladies des voies urinaires, du professeur Guyon, la thèse de P. Bazy.
Les opinions les plus diverses ont été expriméès au sujet de la nature de ces arthrites. On peutcependant les partager en deux classes. Lesuns voient dans ces arthritesune manifestation de Finfection purulente. (Théorie de l'infection puürulente, Chassaignac-Gerard.) D’autres, et c’est le plus grand nombre, y voient une des manifestations de l’intoxication urineuse, sans préjuger du reste la nature de cette intoxication, qu'elleait pour point de départ l'introduction dans l'intimité des tissus d’une cértainé quantité d'urine (intoxication urineuse directe) où qu’elle soit le résultat d’altérations rénales (intoxication urineuse indirecte).
M. Ollier voit dans ces lésions des arthrites rhumatismales modifiées par l’état actuel du sujet, Ges arthrites n’apparaîtraient que chez les rhumatisants où « chez des individus prédisposés au rhumatisme par leur constitution ‘générale et qui, dans le cas présent, s’y trouvent spécialenent exposés par la sympathie incontestable qui existe
“entre la muqueuse uréthrale et le tissu synovial. »
Il'ajoute avoir observé ces arthrites, « le plus souvent