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CHAPITRE IV DIAGNOSTIC

Pour étudier le diagnostic des arthrites infectieuses on pourrait établir trois. catégories, suivant : 1° que l’arthrite semble le point derdépart:de la maladie ou du mois en est le phénomène dominant; 2° l’arthrite est nettement secondaire à une maladie générale bien reconnue; 3° l’arthrite est évoquée par l’infeetion-sans qu’il soit possible de la rattacher directement à ‘la eause générale. Les études de microbiologie restreignent tous les jours cette troisième classe et la plupart du temps, suivant l'expression d'un.de nos maîtres, l’arthrite estmonnaie de larmaladie générale.

Devons-nous dire qu’il en est toujours ainsi, qu'à une période quelconque de son évolution, une ‘affection générale ne pourra pas donner lieu à une poussée rhumatismale ? évidemment non. Mais alors, il faudra, pour affirmer l’origine rhumatismale, que le sujet présente des antécé-

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dents héréditaires ou personnels, que la maladie prenne le caractère de polyarthrite aiguë à manifestations fugaces, sans tendances à la suppuration ou à l’ankylose, mais avec tendances aux lésions de l’endocarde.

Le diagnostic sera, dans ce cas, très difficile. La discussion pourrait être soulevée dans un grand nombre de cas que nous ne pouvons rapporter ici. Nous ne ferons que signaler deux observations dont le diagnostic ne pouvait être qu'hésitant. Dans l'observation IL en particulier, il s'agissait d’une jeune fille dont les antécédents rhumatismaux n'étaient pas très nets et qui, dès le lendemain d’une opération d’enchondrome du cou, présentait différents phénomènes de rhumatisme subaigu, qui guérit sans atteindre profondément les jointures.

Obs. (Il). — (Communiquée par M. Verneuil.

Au n° 28 de notre salle St-Louis est couché un homme de haute taille, bien constitué, bien bâti, exerçant la profession de tonnelier.

Cet homme est entré deux fois dans mon service. D'abord le 26 septembre dernier, pour une plaie contuse de lindex et du médius. L'index avait été fracturé, le médius portait une plaie contuse. Il resta un mois dans le service, et le 28 octobre, il sortit complètement guéri.

Quelques jours après, sous une influence que nous n'avons pu déterminer, notre malade prenait un mal de gorge Les accidents du début furent assez intenses, et au troisième jour de l'affection, le 4 novembre, le cou était tuméfié. C’est seulement quinze jours après, que le malade entrait dans notre service.

La face était pâle, il avait l'air fatigué, l'inappétence était complète, le pouls fréquent; et comme explication de ces symptômes, nous trouvions le cou énorme, un gonflement descendant jusqu'aux clavicules. La peau était rouge, œdématiée, la fluctuation manifeste.

Je diagnostiquai une adénite suppurée du cou. J'ouvris de suite la collection fluctuante, il en sortit un pus phlegmoneux. Le soulagement fut immédiat, le malade qui ne pouvait pas dormir depuis plusieurs jours repose parfaitement la nuit suivante.

Dès le surlendemain, un nouvel accident se manifestait. L'index, autrefois atteint, devenait rouge, gonflé, très douloureux. absolument comme au début d'un panaris profond. Cette circonstance m'étonne très peu. Je sais qu'une blessure guérie reste un locus minoris résistentiæ pour l'organisme, ce qui tient à ce que la réparation anatomique et physiologique n'est pas complète au point lésé.

Cet homme à un doigt écrasé, il guérit, puis survient une affection

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