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Avec Volkmann, on peut imprimer des mouvements à l'os coxal en saisissant entre les doigts la crête iliaque.
Avec Larrey on peut déterminer la douleur par l'appui brusque que provoque la malade en se laissant retomber assise après s'être un peu soulevée à l’aide des mains.
Par le choc du poing sur le grand trochanter on provoque le choc des surfaces articulaires.
Enfin, on peut appuyer sur la plante du pied, refouler de bas en haut vers la hanche le membre inférieur élendu et soulevé au-dessus du plan du ht.
Tous ces artifices, utiles au début de l'affection, deviennent inutiles plus tard, et la marche, ou même la station debout seule, déterminent de très vives douleurs au niveau des articulations, et des irradiations multiples apparaissent du côté des membres abdominaux, de la région lombaire, de la région inguinale, etc.
A côté de la douleur, se place l’impotence fontionnelle. Celle-ci se caractérise par une sensation particulière : il semble aux patientes que le bassin s'écarte, que les os se disloquent, que le tronc va s’enfoncer entre les hanches. Aussi la marche, quand elle est possible, devient-elle caractéristique : C’est un balancement alternatif sur une jambe et sur l’autre, une sorte d’oscillation, les femmes marchent en canards : pour progresser, elles écartent les jambes et soutiennent leurs reins avec leurs mains, tantôt se penchant en avant, tantôt au contraire se cambrant en arrière. C’est, dit Lop, un dandinement de palmipède, avec élargissement de la base de sustentation.
Nous avons parlé plus haut de la mobilité anormale des os, qu'il nous suffise de dire iei que cette mobilité est augmentée dans beaucoup de cas, mais non toujours.
On peut constater aussi des craquements articulaires,
mais ces eraquements, peu fréquents dans l’arthrite, sont très rares dans l’affection qui nous occupe.
Telle est la symptômatologie du relàächement pathologique des symphyses. Nous avons vu, chemin faisant, que les douleurs vont en s’accroissant jusqu’au moment de l’'accouchement. Il en est de même des autres symptômes, qui augmentent en intensité vers la fin de la grossesse. Quand celle-ci prend fin, la marche est enrayée et Les jointures reviennent peu à peu à leur état normal; on dirait une subinvolution analogue à celle de l'utérus. Assez rapide d'ordinaire, il arrive parfois que cette involution se fait lentement et que la mobilité se conserve pendant un certain temps, pendant longtemps encore.
C'est pourtant la terminaison assez rapide qui caractérise le mieux la maladie, c'est aussi le calme que procure le repos, le port de la ceinture, c'est le peu d'influence des conditions extérieures, latempérature, Les règles ; autant de choses sur lesquelles nous n’insistons pas, nous proposant d'y revenir dans le chapitre des arthrites de la grossesse.
Quelle estla cause de cet état, quelle en est la fréquence ?
Dans l’étiologie on fait entrer un grand nombre de circonstances isolées ou associées : extrême jeunesse. âge relalivement avancé, primiparité, multiparité, développement exagéré de l'utérus, mais surtout le bassin cyphotique et l'exercice immodéré ou les professions qui demandent des mouvements continuels. Mais aucune des causes invoquées n'est caractéristique et n'existe dans tous les cas.
La fréquence du relâchement pathologique a été établie par les recherches de Bonnaire. Sur 500 femmes examinées à l’Asile Michelet, il à noté 77 cas de symphyses douloureuses.
ES b SE
49 fois, la symphyse pubienne était prise seule, soit envi- FOR TO. | |
21 fois, les trois symphyses étaient malades, soit environ ASE
7 fois, la symphyse sacro-iliaque était prise isalément, Soit 1,4.
Ce qui donne comme pourcentage total des cas de relàchement pathologique de l'articulation sacro-iliaque 5 1/2 environ.
Ces résultats sont en contradiction avec l'affirmation de Charpentier, qui prétend, dans son traité d’accouchements, que la symphyse pubienne est moins souvent prise que sa voisine.
Telle est, brièvement traitée, la question du relâchement de la symphyse sacro-iliaque. Peut-être trouvera-t-on ce chapitre trop long, comparé à l'étendue du présent travail. Il nous à paru nécessaire de ne point trop l'abréger à cause de l'importance de ce facteur dans l’étiologie des arthrites de cette articulation.
Et si l’on se rapporte à la théorie de Phenomenow, qui considère le ramollissement des tissus de Particle et la mobilité, comme la conséquence d'un processus d’irritation et d’inflammation, on sera amené à mieux comprendre la pathogénie de certaines formes aiguës et chroniques d’arthrite pelvienne, et à considérer le relâchement comme un intermédiaire entre l'articulation normale et l'articulation enflammée.
On peut donc dire que :
Le Relàächement des symphyses est le grand facteur étiologique des arthrites du bassin.
Le Relàächement des symphyses peut, à lui seul, expliquer la pathogénie de certaines d’entre elles.