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soudent bientôt pour former ce qu’on appelle le twbercule conjugué. K y à ainsi quatre tubereules conjugués, situés à l'union des vertèbres sacrées, en dehors du trou sacré postérieur. L’apophyse transverse du sacrum est formée par la demi-transverse ascendante de la première pièce sacrée.
À chacune de ces saillies osseuses, s'attache un faisceau ligamenteux parti d'un point particulier de l'os coxal.
Le premier faisceau part de la crête iliaque, et s'attache à l’apophyse transverse dü sacrum immédiatement au-dessus de la facette auriculaire. Il ny a pasde nom spécial.
Le second, appelé vague à cause de la direction variable de ses fibres, axile parce qu'il paraît ètre le centre fictif des mouvements du sacrum, va de la pyramide iliaque au pre: mier tubercule conjugué qui regarde la concavité de la facette auriculaire.
Le troisième ,appelé ligament de Zaglas, est un faisceau gros et court qui s'étend de l’épine iliaque postéro-supérieure au deuxième tubercule conjugué, immédiatement au-dessous et un peu en dedans de la facette auriculaire.
Enfin le quatrième, gament sacro-épineur de Bichat, bandelette à direction verticale, s’insère en haut à l’épine iliaque postéro supérieure et à l’échancrure située au-dessous, en bas sur le troisième tubercule conjugué, ou sur le troisième et Le quatrième.
A cet appareïl ligamenteux déjà très complexe, s’ajoutent encore desliens extra-articulaires qui limitent les mouvements, et rendent plus solide la symphyse. Pour ne pas allonger ce chapitre déjà considérable, nous nous contenterons de les citer sans les décrire.
Ce sont; 1° Le ligament ilio- lombaire ; 2° Le grand ligament sacro-sciatique ; 3° Le petit ligament sacro-sciatique.
PR — Un autre élément de solidité, un des plus importants, sinon le plusimportant, consiste dans le serrage du sacrum entre les os iliaques par la résistance des ligaments que mettent en jeu de longs bras de levier rigides Ces bras de levier ne sont autres que les lignes innominées rapprochées en avant par le solide manchon périosseux de la symphyse pubienne. Le
En effet, si, faisant abstraction des forces iliaques et de la
partie de l’os coxal sous-jacente aux lignes innominées, on considère ces lignes prolongées d’une part jusqu’au pubis, et de l’autre jusqu’à la crête iliaque, on se trouve en présence d'un véritable bras de levier appuyé sur l'articulation, résistant par les forts ligaments postérieurs, mais puissamment -retenu à l’autre extrémité par l'articulation inter-pubienne, dontles ligaments, déjà forts par eux-mêmes, voient leur puissance augmentée par ce fait qu'ils agissent sur un bras de levier antérieur beaucoup plus long que le postérieur, et qu'ils ont un effort moins grand à développer pour maintenir l'équilibre. ,
Cet équilibre se maintient d’ailleurs fort bien dans les circonstances ordinaires; mais que la symphyse pubienne soit très relàchée, ou que,dans la symphyséotomie, les ligaments du pubis soient tranchés, aussitôt les pubis se séparent sous l’action seule de l'élasticité ligamenteuse sans qu'aucune autre force ait besoin d'intervenir. Farabeuf et Pinard l'ont très bien démontré.
Une articulation aussi formidablement douée pour la solidité semble ne laisser aucune place aux mouvements,et cependant, à priori, on peut prévoir cette mobilité jusqu’à un certain point :
1° Par la présence d’une cavité articulaire ;
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EP 2° Par la présence d’une véritable synoviale;
3° Par une disposition spéciale des surfaces.
A la vérité, la cavité articulaire n’est pas ici ce qu'elle est dans une diarthrose, et la disposition déjà citée des faces articulaires ne permet que des mouvements imperceptibles, mais elle existe presque toujours, et rarement il y a synarthrose. |
D'autre part, la synoviale qui revêt la face interne de la capsule est bien peu étendue et ses dimensions se trouvent pour ainsi dire réduites à celles de Ja largeur de l’interligne, mais on ne peut nier son existence. ci, comme ailleurs, elle envoie dans la cavité de L'article des replis et des franges, ici comme ailleurs elle sécrète de la svnovie qui facilite les glissements.
Enfin, le rail creux arqué du sacrum, situé autour du point réputé axile, le croissant également arqué mais en relief de l'ilium, visiblement moulé dans la concavité du précédent, font deviner, au dire de Pinard, la nature et la précision des mouvements des deux os, si peu étendus qu’ils soient.
Quels sontles mouvements qui se passent dans la symphyse sacro-iliaque ? Si l’on envisage le cas où le sacrum se mobilise,et où les os coxaux sont fixes, on à affaire à des mouvements de nutation et de contre-nutation. Dans la nutation, le promontoire se rapproche de la symphyse pubienne, il s'incline en avant comme pour saluer : le contraire se produit dans la contre-nutation. Comme exemple de nutation on peut citer-le cas dans lequel, chez un portefaix, le poids d’un lourd fardeau, pesant sur la base du sacrum par l’intermédiaire de la colonne lombaire, oblige la base à se porter en avant tandis que la pointe se porte en arrière. Comme exemple de contre-nutation on peut se figurer un sujet reposant par les reins sur une barre transversale ; dans cette position
— 18 — | le corps entraîne la base du sacrum en arrière d’une part, tandis que d’autre part les membres inférieurs tirent sur l'os coxal et sollicitent la symphyse pubienne à se déplacer en avant.
Ce dernier fait nous montre que l'os coxal peut se mouvoir autour du sacrum resté fixe, et le pubis s’abaisser ou s'élever dans certaines circonstances comme, par exemple, dans la position de Walcher.
La nature intime de pareils mouvements est difficile à analyser. Is nous paraissent bien complexes puisque l'axe n’est point dans lasymphyse même, puisque les surfaces articulaires sont irrégulièrement courbes. Peut-être, à côté de la rotation, faut-il admettre un léger degré de glissement, et un léger écartement des os iliaques.
Quant à l’étendue des mouvements, elle doit être bien faible, puisqu'on considère tout déplacement diagnosticable par l'exploration comme de nature pathologique. Pour Lop, si on les rapporte à l’auricule, ils ne Rte dépasser quelques millimètres.