TRAITEMENT
Jusqu'à ces dernières années, la thérapeutique était désarmée contre les arthropathies hémophiliques aussi bien que contre l’hémophilie elle-même.
On se bornait à instituer un traitement prophylactique : éviter tout ce qui pouvait provoquer des hémorragies, « élever les enfants dans du coton » (Sabrazès). On conseillait le séjour dans le Midi et ce séjour amena quelquefois sinon des guérisons complètes, du moins des améliorations sensibles. Contre l’arthropathie elle-même on préconisait — et c’est encore le traitement à suivre dans les formes graves, douloureuses — l’immobilisation au lit, la compression et les lotions froides. Kœnig insiste sur l’abstention de toute intervention chirurgicale, notre maître le professeur Broca proscrit même le massage.
Tous les hémostatiques ont été essayés contre l’hémophilie et tous sans résultats ou presque. Les injections de sérum frais ont seules donné des résultats satisfaisants.
Fry le premier en 1898 eut l’idée d'employer le