‹ Des assemblées représentatives. Par l'auteur des Considérations sur une année de l'histoire de FranceChapitre 7 sur 16 · JAMAIS CONTESTÉE PUISSANCE DE LA MAJORITE · texte numérisé non relu

JAMAIS CONTESTÉE PUISSANCE DE LA MAJORITE

Cet effet de la puissance de la majorité sur le crédit, et par suite sur les finances et la fortune publique et privée , est une branche trop vaste de notre sujet pour pquvoir être même effleurée ici ; nous la passerons sous silence. .Nous nous abstiendrons de même de parler de l’effet de la division du ministère et des chambres sur le pays où elle éclate , be. voulant pas sortir du cadre de notre ouvrages Cependant , nous ne pouvons nous refuser à une dernière considération de quelque importance sur les

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conséquences probables de cette division au dehors, et snr la réaction qui en résulte.

Si elle avait lieu dans un temps d’adversité, où l'Etat affaibli subirait une grande influence de quelques puissances voisines , elle produirait, suivant toutes les probabilités, résultat fâcheux: c’est que , au lieu que dans nu gouvernement représentatif où la majorité influe, son esprit doit respirer dans le ministère, du ministère dans ses agents extérieurs, et par eux dans les coursétrangèresqu’ils conduisent à envisager leur patrie dans l’esprit de la représentation; il se trouvera que ces agents professeront et répandront au dehors des sentiments qui lui seront opposés ; que la division entre le ministère et les chambres sera interprétée entre le Souverain et le peuple; et que celle erreur, reçue avec la confiauce due aux canaux qui la transmettent , réagira sur l’Etat et lui refusera cette altitude imposante qui attire la considé* ration et garantit la tranquillité.

Nous concluons cet aperçu sur la division entre le ministère et les chambres par ce résumé. Dire qu’un ministère peut se passer de l’accord avec la représentation , c’est simple- , ment dire qu’un roi peut gouverner sans elle , i ou , par une formule encore plus simple , que i la représentation est inutile.

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