‹ Des atrophies musculairesChapitre 7 sur 16 · III. — Atrophie des muscles lisses · texte numérisé non relu

III. — Atrophie des muscles lisses

On ne connaît presque rien sur l'atrophie des muscles lisses, surtout au point de vue histologique, et c'est une lacune que nous ne saurions combler avec nos observations personnelles.

Dans les grosses artères, sous l'influence de Pendartérite chronique, on voit proliférer le tissu connectif qui bourgeonne du côté de la tunique moyenne. Les éléments musculaires de celle-ci subissent la transformation granulo-graisseuse et se détruisent, Le tissu élastique se décompose en granules. Le tissu de nouvelle formation, né aux dépens de la tunique interne, envoie des prolongements qui comblent les pertes de substance de la tunique moyenne. C'est là un mode d'atrophie qui détermine la formation des anévrysmes spontanés (1).

Dans les anévrysmes miliaires du cerveau, observés et décrits par MM. Charcot et Bouchard, la tunique musculeuse des petites artères peut s'affecter à son tour; la lésion qu'elle présente alors consiste dans l'atrophie, et la disparition des éléments musculaires atrophiés s'effectue sans substitution graisseuse. Cette lésion de la tunique moyenne se traduit d'abord, par l'écartement, la raréfaction des stries transversales de l'artère; celles-ci, dans certains points, disparaissent même complètement. » (2)

(1) Ranvier et Cornil, Contribution à l'étude de l'histologie normale et pathologique de l'endocarde et de la tunique interne de l'aorte. Archives de physiologie, 1868.

(2) Charcot, Leçons sur les maladies des vieillards, 2e série. Paris, 1869, p. 68.

— ki —

Une tumeur développée dans un organe contenant des muscles lisses, comme l'utérus, l'estomac, etc., peut les comprimer et en déterminer l'atrophie, mais le mécanisme de cette atrophie n'a pas été suivi.

Les transformations calcaires qui s'observent surtout dans la tunique moyenne des artères des vieillards, et celles qui se montrent dans les corps fibreux de l'utérus (myomesà libres lisses) ne doivent pas être, à proprement parler, considérées comme des atrophies musculaires. Il en est de même des dégénérescences amyloïdes.

Page 1