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cellules nerveuses sont atrophiées, que leurs prolongements cellulaires sont brisés, que les tubes nerveux n'existent plus qu’en petit nornbre ; on constate que la lésion est diffuse, qu’elle envahit plusieurs territoires à la fois, qu'elle se développe lentement, etc. De tout cela résultent des troubles de la sensibilité, des troubles psychiques, des troubles de la motilité. Nous allons examiner successivement par quel mécanisme ils peuvent se produire.
Supposons une impression nerveuse, partie de la périphérie, ou des organes des sens, cette impression nerveuse pourra aboutir à une cellule nerveuse dégeuérée, dans ce cas il n’y aura de possible « ni une modification cellulaire nouvelle, ni la formation de nouvelles associations dynamiques » (1) il n’y aura point d'état de conscience correspondant, point de sensation et si l’on met en cause la sensibilité à la douleur, point de douleur. Si cependant la dégéneérescence était assez peu avancée, l’état de conscience (sensation) serait possible mais ils’évanouirait aussitôt. Suivant donc que les lésions seront plus ou moins étendues, la sensibilité pourra être frappée dans l’une ou plusieurs de ses formes. Le cerveau ne pourra fixer des impressions nouvelles, il sera réduit à vivresur le patrimoine déjà acquis. Mais le fait peut n'être que « la répétion d'expériences antérieures êt encore vivaces » l’impression nerveuse pourra abouà la cellule nerveuse antérieurement modifiée et, si celle-ci n’est pas entièrement dégénérée, elle réveil-
(1) Ribot. Maladies de la mémoire.
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lera l’état de conscience correspondant, la sensation ancienne, mais une modification nouvelle durable ne sera pas possible, les « circonstances concomitantes du fait s’effaceront bien vite et ne permettront plus de le localiser à sa place » le malade rejettera lefait dans le passe. ’
Mais cette modification cellulaire est en association dynamique avec d’autres modifications cellulaires, celles-ci avec d’autres etc..etc., d'où le réveil possible d’une série illimitée d'associations dynamiques et parallèlement d’états de conscience correspondants. Supposons que l’un de ces états de conscience, l’idée d’un mouvement nar exemple, surgisse: si les cellules nerveuses motrices correspondantes sont dégénérées, il y aura des troubles de la motilité (tremblements, affaiblissements).
Mais telles associations dynamiques, ou pour mieux préciser, telles modifications cellulaires en association dynamique pourronnt être rompues. (Le nombre en sera d'autant plus grand que les celliules dégenérées seront plus nombreuses.) Tels états de conscience correspondants, idées de devoir, opinon etc., etc.…, dont ces associations dynamiques sont la condition sine qua non ne seront plus réveillées, et si nous supposons l’idée d’un acte surgissant sur le champ de la conscience, ces idées ne seront pas rappelées au moment de la détermination volontaireellesne pourront s’il y a ieu,empêcher le paralytique général de tomber dans l’inconséquence, dans l'absurde. De là ces actes illogiques que l’on relève chez le paralytique général et dont le nombre croît
ST TES en raison directe de l’extension de la rupture des assoctations dynamiques.
Nous avons examiné les conséquences diverses de la déscénérescence de la cellule nerveuse dans l’ordre sensitif et sensoriel, dans l'ordre psychique, dans l’ordre moteur. Nous avons démontré qu’elle n’est plus capable de fixer des impressions nouvelles, que si le fait «n’est qu’une répétition d'expériences antérieures et encore vivaces », le malade le rejette dans le passé ; Nous avons prouvé que le désordre des idées et des actes résulte de la destruction progressive d'associations dynamiques, qu’il croit en raison directe de cette destruction. Nous avons dit que les cellules motrices pouvaient être frappées et que devaient s’en suivre des troubles de la motilité.
Cependant, la nuit s'étend sur le cerveau du paralytique général : son horizon intellectuel se ferme de plus en plus, son patrimoine intellectuel tend à disparaitre. Les impressions nouvelles ne sont plus possibles depuis longtemps, le nombre des associations dynamiques subsistantes diminue tous les ‘ours ; parallèlement, dans l’ordre suivant, s’éteignent les faits récents, les acquisitions intellectuelles, les sentiments ; il en est bientôt réduit « à la routine journalière, aux habitudes contractees de longue date »,
C’est alors le plus souvent que se produisent ses automutilations. C’est un acte primitivement conscient, devenu automatique à force d’être répété, comme tous nos mouvements, toutes nos habitudes, toutes nos tendances (celles-ci l’ont été dans nos ascendants), que le paralytique général poursuit in-
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définiment et le fait tomber inconsciemment dans Pautomutilation. Ainsi, pour nous en tenir à l’observation de Marcé, l'on sait que le mouvement de tiraillement des doigts est chez beaucoup de gens une habitude, un tic. Supposons cet état de conscience, l'idée de ce mouvement, réveillée par une sensation ancienne par exemple; la vue du doigt, si l’on veut (le mécanisme importe peu en l’espèce), avec laquelle cet êtat de conscience peut être en association dynamique, le mouvement suivra d'autant plus facilement que la connexion entre cette idée et le mouvement lui-même se sera accrue d’un plus grand nombre d'expériences et que l’individu est à ce moment un pur réflexe. (Le nombre de ses états de conscience capable de surgir à un moment donné diminuant de plus en plus, Pactivité devient automatique.) Ce mouvement commencé, supposons une impression nerveuse partie des doigts, des ongles, deux cas seront possibles : ou bien cette impression nerveuse aboutira à une cellule nerveuse sensible, saine, nous aurons consécutivement une sensation de douleur plus ou moins intense. Cette douleur sera fatalement assez forte pour arrêter l’individu dans sa mutilation, ou bien elle aboutira à une cellule nerveuse dégénérée, d’où point de sensation, point de douleur. C’est ce qui a dû se produire chez le malade de Marcé. Etablir que la sensation pouvait ne pas être, c’est, dans le cas d’une automutilation normalement si douloureuse, établir qu’elle n'a pas ête.
De la sorte on arrive à s’expliquer que ce paralytitique général, non seulement n’ait pas êté arrêté dès
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