‹ Des Autorités Investies d'Attributions de PoliceChapitre 19 sur 52 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

trale comprend : le cabinet du préfet, le secrétariat qénéral et deux divisions dont les attributions sont ains’ réparties : le cabinet du préfet de police où sont traitées les affaires réservées par le préfet lui-même : affaires politiques et de sûreté générale, mesures d'ordre concernant la sûreté du président de la République, de tous les pouvoirs publics et des corps élus; service judiciaire ; circulation des étrangers; vérification des passeports, toutes les mesures concernant les étranyers; presse; associations, réunions, manifestations ; élections ; archives politiques ; police militaire ; cercles, sociétés de secours mutuels ; sapeurs-pompiers dans les établissements publics: admission à domicile, enquêtes à la demande de diverses administrations. Le secrétariat général a sous sa direction tout le personnel de police, la comptabilité, la garde des archives, les nominations dans l’ordre de la Légion d’honneur ete. Le reste du travail se répartit entre les deux divisions. La première, de laquelie ressortissent la recherche des délinquants signalés ou inconnus et non encore sous le coup de mandats, les arrestations, les expulsions, les prisons, les passe-ports, les mœurs, les aliénés, les enfants assistés, etc., comprend cinq bureaux.

La deuxième division composée de quatre bureaux a dans ses attributions : l’approvisionnement, la navigation, les poids et mesures, la Bourse, la police de la

voie publique, les chemins de fer, les voitures, les in-

NT les cendies, la police sanitaire, etc. Ces deux pouvoirs se subdivisent aussi en sections. Sont compris dans le service central le laboratoire municipal et le service d’anthropométrie. Cette énumération est très résumée. Pour les détails complémentaires, il suffit de consulter le Dictionnaire de police de Brayer.

Un coup d’œil sur les services extérieurs. — Le service extérieur a surtout pour objet principal le maintien du bon ordre et de la tranquillité dans Paris, l'exécution des lois et des ordonnances de police ; Les recherches dans lintérêt général et dans celui des familles ; la recherche des maisons clandestines de jeux, la surveillance des voitures, des marchands forains, des brocanteürs, de la prostitution, des marchés et abattoirs; les mesures d’ordre à l’occasion des fêtes publiques, etc., le service dans les établissements publics, etc., le service médical de nuit, les postes de police, le transfert des détenus.

Ces différents services constituent la police municipale. En 1878, ils avaient été placés sous la haute direction du chef de la police municipale dont les pouvoirs étaient des plus étendus et qui les exerçait sous l’autorité fictive du préfet de police. En réalité le chef de la police municipale était tout. Aussi de nombreuses plaintes. D'où une campagne très vive contre le chef de la police municipale. Il y avait là de justes griefs. Le préfet, seul fonctionnaire responsable ne disposait

pas d’une liberté d’action suffisante puisqu'il se trou-

Page 1