LENS AU
vait dans l’obligation de faire passer tous ses ordres par l’intermédiaire du chef de la police municipale. Cette situation du préfet de police à été même un peu outrée dans l’ouvrage d’Hogier-Grizon sur la police (1). Cette situation avait quelque chose d’anormal ; M. Macé dans son livre intitulé « Le service de La sûreté y la ainsi caractérisée en polémiste : « Le préfet de police voit et sent partout autour de lui l'influence du chef de la police municipale, Sa porte est gardée par des gardiens de la paix; ses domestiques sont des agents de la police municipale. Même hors de la préfecture, il est sous la tutelle et la surveillance de M. Caubet, car son cocher est un de ses subordonnés. Le préfet est en quelque sorte son prisonnier. » Cette campagne a abouti à la suppression de cet emploi de chef de la police municipale.
Le décret portant réorganisation de la police municipale du 28 juillet 1893 est ainsi conçu : Article 4° : Le titre de chef de la police municipale est supprimé. € Le fonctionnaire chargé, sous l'autorité du préfet de police, de la direction de ce service, prendra le titre de directeur de la police municipale. Les fonctions de chef adjoint de la police municipale et d'inspecteurs divisionnaires sont supprimées ». Ainsi le même décret a supprimé le chef de la police municipale, le chef
adjoint et les inspecteurs divisionnaires.