‹ Des Autorités Investies d'Attributions de PoliceChapitre 4 sur 52 · EMA TE · texte numérisé non relu

EMA TE

PEN CAE nitions. Le traité des lois a amené Platon à nous donner une définition. Pour le grand philosophe la police est « la vie, le règlement et la loi par excellence qui maintiennent la cité (1). » Explication précise, mais où prédomine l’idée ancienne, qui ne fait aucune distinction entre le gouvernement de l'Etat, la conduite des affaires publiques et la mission de veiller sur lui et sur elle. Ainsi la définition d’Aristote, son disciple, « la police est le bon ordre, le gouvernement de la ville, le soutien de la vie du peuple, le premier et le plus grand des biens (2). » Si nous remontons à nos auteurs français, nous y lirons des définitions à peu près analogues. À cette époque la police était peu définie, aussi bien préventive que juridictionnelle. Le magistrat était et fonctionnaire administratif et fonctionnaire

judiciaire, d’où des pouvoirs de police très étendus.

« J’appelle police, dit Lebret, dans son Traité de la souveraineté du roi (3) les lois et ordonnances que lon a de tous temps publiées dans les Etats bien ordonnés, pour régler lPéconomie des vivres, retrancher les abus, les monopoles du commerce et des arts, empêcher la corruption des mœurs, retrancher le luxe, et bannir des villes les jeux illicites : ce qui a mérité ce nom particulier de police d'autant plus qu’il serait im-

1. Des lois 3 et 6. De la République livre 4. 2. Ethique livre 7.

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