‹ Des Autorités Investies d'Attributions de PoliceChapitre 47 sur 52 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

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indispensable, on doit la dégager au moins de tout ce qui l’abaisse. De cette institution qu’on enveloppe, comme à plaisir, de mystère, d’ombres, il faut faire un service régulier qui fonctionne au grand jour, qui soit reconnu par tous nécessaire. Pour arriver à cette fin, il faut le transformer en un service national, agissant en toute lumière sous le contrôle des chambres. Actuellement, il n'existe pas de responsabilité. II serait imsensé d'en imposer une au ministre de l'intérieur à propos des polices municipales. Or une responsabilité dans un tel service est nécessaire. Ce n’est pas sur les maires qu’elle peut peser.et c’est [à le secret de ce fait que la police sous les ordres des édiles n’est pas aussi populaire qu’on le proclame.

Il suffit de lire les conclusions judicieuses de M. Bathie dans son ouvrage de Droit administratif : (1) « Certains veulent augmenter les attributions de la police municipale au détriment de la police générale. A leur avis les magistrats de la commune auraient plus d'autorité, parce qu'ils sont élus, que des fonctionnaires inconnus éloignés, n’exciteraient pas de murmure, car nul ne pourrait méconnaître la nécessité de ce que prescriraient les agents auxquels il aurait donné sa confiance. L'expérience au contraire a démontré que la police locale est sans force et que les magistrats locaux sont, en cette matière, détournés de leur

devoir, soit parce qu’ils seraient obligés de se soumet

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