SUR 100 1!ID1Y1D
AGE
400 AYEU6LES.
100 SOURDS-IUETS.
joaiwant de tous leurs seua.
de à 1 an.
- 15,53 décéd.
- 18,36 décéd.
- 18,36 décéd.
11 à ao ~
Ce tableau pourrait donner lieu à bon nombre de remarques. Bornonsnous à celles qui se rapportent directement à l'objet en question. Ou voit
i DES AVEUGLES.
constater que c'est surtout quand la privation de la vue provient d'une amaurose , c'est-à-dire quand il y a paralyse plus ou moins complète du nerf optique , ou bien affection dans la portion du cerveau d'où le nerf optique tire son origine ; c'est alors, dis-je, que se manifeste surtout cette inaptitude aux fonctions locomotrices : il y a en général plus de vivacité parmi ceux chez qui l'appareil visuel a été altéré ou détruit par la petite-vérole ou par toute autre maladie sans que l'appareil cérébral ou le nerf optique ait été affecté (1). Ceux-là, qui reçoivent néanmoins une sorte d'impression de la lumière, qui la sentent encore, comme il sera montré diaprés, sont aussi plus rapprochés de nous sous le rapport de ' l'activité vitale ; ils sont moins enclins à cet état de calme ^ d'engourdissement que je viens de décrire ; ne pourrait-on eil déduire que le fluide lumineux , en accumulant sans sur nous ses rayons convergens, devient, par son action recte sur le nerf optique, indirecte sur tout le système m veux , une sorte de stimulant qui éveille , excite Torganisi tout entier, et provoque en lui le mouvement? H me seml que d'une part cette sorte de tendance de Taveugle-né à Tii
ces classifications encore assez confuses, parce que la cause particulière^ c' à-dire la maladie qni a affecté Torgane ou le nerf optique ( variole, infla tion puriforme, scrofule,etc.) n'a pas été suffisamment distinguée de Vorigl je me bornerai à établir ici la proportion des aveugles amaurotiques : en 1 il résulta de l'examen attentif de 104 élèves de l'institution de Paris, fait ma présence par le docteur Alibert , habile médecin de l'institution, que la cité de 23 élèves devait être sans hésitation rapportée à l'amaurose. Le méiait examen reproduit en 1845 sur 144 élèves, porta à 33 les aveugles de ceUe catll^ gorie. C'est, comme on voit, à peu près la même proportion, c'est-à-dire prlp du quart. A ces nombres, il faudrait sans doute ajouter quelques individi^ aveugles par une autre cause, mais chez lesquels s'était également manifesta une amaurose incomplète. '
(1) Les personnes qui pratiquent la médecine oculaire ont fait une obse^ vation qui vient à l'appui de celles dont les âveiigles-nés sont ici l'objet ; ^ n est pas rare de voir Vamauroiique , au moment où il perd tout à fait la vii4lj saisi d'une sorte de torpeur et d'inactivité dans tous les membres, qui p9^ faire redouter la paralysie.
lobilité, moins marquée chez celui qui peut avoir le sentilent de la lumière , de l'autre l'extrême vivacité, la contiaité d'action que présente le sourd-muet , donnent quelque mdement à une observation qui mérite de fixer l'attention 38 physiologistes.
Peut-être trouverait-on là aussi, en partie, l'explication 'une différence fort remarquable entre les limites de la carlëre respectivement départie à ces deux classes d'êtres ; il
a de fréquentes preuves de longévité parmi les aveugles ; n général, au contraire, les sourds- muets meurent à un âge «a avancé (1) , les impressions sont également vives chez
(I) Cette assertion produite par qudques écrivains a été, dans ces derniers ■ps, confirmée par des recherches curieuses que M. le docteur Lachmann, bselenr de Tinstitution des aveugles de Brunswick , a consignées dans un ioil publié en 1843 sous ce titre : Uber die Nothwcnriichkeît einer] Ziveek^ muticken Eînrichtung und Ferwaltung von Blindcn'TTnterrichtS'ErziehungS' kaintie/i, etCf écrit fort digne d'attention, aucpiel je ferai plus d'un emprunt. L^bueur a recueilli avec une scrupuleuse exactitude les renseignemens statisifKS, pour les douze années 1830 à 1842 , sur les aveugles et les sourdstoeb au Duché, et voici les résultais auxquels il est arrivé sous le rapport kk mortalité , en comparant ces deux classes d'êtres soit entre elles , soit ks personnes jouissant de tous leurs^^sens.
SUR