NÉE
àl'épigastre. Anorexie, vomissements, selles irrégulières, caillées d'apparence blanchâtre. Ponclion exploratrice, liquide jaunâtre alcalin, sans éléments figurés autres que des globules sanguins. Opération. Kyste pancréatique contenant 40 onces de liquide. Guérison avec fistule.
OBSERVATION (résumée)
(CaracarT : British med. Journ., 22 feb. 1890 Gaz. méd. Paris, 1894, n° 45).
Jeune garçon. Chute sous une voiture qui lui passe sur le corps. Sort après quinze jours de l’hôpital sans aucuns symptômes. Quelques mois plus tard, il revient le ventre tuméfié dû à une tumeur à contenu liquide ‘brun foncé. Opération. Kyste du pancréas, liquide séreux, alcalin, transformant amidon en sucre. Guérison,
OBSER VATION
(Karesky : Deutsche méd. Wochenschr.\890 n° 46)
Homme de 58 ans, chute sur le rebord costal gauche. Vomissements persistants, douleur à l’épigastre, anorexie, pesanteur dans la région de lPestomac, vomissements après les repas. Quatre mois après, apparition d’une tumeur sous le rebord des fausses côtes gauches et sur la ligne mamillaire. Opération : kyste du pancréas. Issue de trois litres d’eau, liquide doué d’une action diastasique très prononcée. Fistule persistante, laissant écouler un liquide ayant toutes les propriétés du suc pancréatique.
Toutefois il peut arriver, comme dans les deux cas qui suivent,que le liquide retiré par la ponction n’émulsionne pas les graisses, Ce n'est que quelques jours après,
comme dans les deux observations suivantes, que cette propriété se retrouve dans le liquide qui s'écoule de la fistule opératoire.
OBSERVATIONS (résumée)
(Karesky : Deutsche medice. Wochenschr., 1890 n° 46)
Homme de 25 ans, fait une chute sur la région abdominale gauche, vomissements. Quatre semaines après, apparition d’une tumeur provoquant des troubles dyspeptiques, vomissements, coliques, dégoût de la nourriture habituelle. Ponction exploratrice de la tumeur qui allait du mamelon à l’ombilic. Elle donne issue à un liquide fluide brunâtre, alcalin, très riche en albumine, contenant des goutelettes graisseuses et des globules sanguins, opération : kyste du pancréas, contenant deux litres de liquide. Ce liquide analysé donna une faible réaction alcaline. Il se dépose par le repos un rendement épais, grisâtre, composé de globules sanguins,de leucocyte.de caillots de fibrine. Le liquide ne contient ni sucre ni peptone ; mais il renferme de l’albumine. Il réduit lamidon et le transforme en sucre, mais n’émulsionne pas la graisse. Le liquile recueilli au sortir de la fistule quelques jours après l’opération ‘est fclair, transforme l’amidon en sucre et émulsionne les graisses.
OBSERVATION
(Kuzenkamprr : Berl. Klin. Woch. 1882 n° 7)
Ouvrier 39 ans, est pris le 22 mars 1881 par un engrenage, fait plusieurs toursen l'air. Pression Gouloureuse au niveau de lépigastre et de l’hypocondre droit. Au bout de trois semaines, douleur vive et intermittente persiste dans les régions épigas-
Sue
trique et hépathique. En mai; tumeur allant de lépigastre à l’ombilic.Ponction avec le trocart de Paspirateur Potain,on avait un litre de liquide clair, riche en albumine, très alcalin, quelques globules sanguins. Opération. Fistule, le liquide transforme alors l’amidon en sucre et émulsionne les graisses. Guérison.
Rein
Grawitz qui a rapporté 108 cas de ruptures souscutanées des réins, et Reczey qui en a rapporté 120, sont persuadés que ces faits sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense, car la plupart guérissent simplement et ne sont pas publiés. Les cas cités par ces auteurs sont des cas graves, puisque le premier indique une proportion de so décès sur 108 cas, et le second de 67 décès sur 120 cas. Un certain nombre de ces morts sont dues à des suppurations, suppurations qui ne peuvent se produire que par une infection microbienne s’opérant soit par le sang, les lymphatiques de l'intestin, cela surtout quand celui-ci
ce qui est la règle, soit par
est blessé. Il semblerait que cette suppuration devrait être la règle, à la suite de ce que l’on sait du mélange de l’urine et du sang. L’on sait aujourd’hui, par les expériences de Tuffier sur les chiens, qu’il ne se fait pas de sécrétion au niveau d’une plaie. |
Les déchirures du rein, parfois complètes, sont généralement transversales et partent du hile. Cette division tiendrait à ce que le rein primitivement lobulé présenterait une région de moindre résistance par suite d’une réunion imparfaite. Mais les expérimentations faites à ce
sujet n'ont donné aucun résultat. Le symptôme capital de la lésion rénale est l'hématurie, bien que ce dernier puisse manquer si l’urétère vient à être oblitéré par les caillots. Maunoury a noté le cas d’un charretier dont les reins étaient écrasés et qui avait des urines à peine teintées. Généralement ces hématuries s’accompagnent de frissons et de fièvre. Dans le cas suivant, l’observateur n’a pu noter que la perte de connaissance au moment de l’accident comme symptôme autre que l'hématurie.
OBSERVATION (résumée)
(Reczey : Wiener klinik, novembre 1888)
Jeune garçon de 13 ans, tombé d’un échafaudage sur la région lombaire gauche. Après avoir repris connaissance, il regagne à pied son domicile. Entre à Phôpital 43 jours après son accident pour des hématuries profuses. À la suite d’une période d'amélioration, le septième jour nouvelles hémorragies; le dixième, frissons; le vingt-deuxième, mort.
Autopsie. — Rupture complète du rein gauche, péritonite généralisée purulente. Pneumonie franche du lobe inférieur gauche, anémie extrème de ce viscère.
Mais il peut aussi y avoir de la cystite qui facilite l'ascension de linfection et finit par produire la pyélonéphrite. L'observation de Tuffier en est un exemple, Mais il faut dire que, antérieurement au traumatisme, la femme était enceinte de trois mois et avait une cystite.