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l'après-midi, le malade est pris de frissons, il sent quelques coliques, la fièvre s'allume, la soif devient vive, la langue sèche; en même temps douleur vive, aiguë, dans la partie contuse. Bientôt surviennent des nausées, puis des vomissements alimentaires. Le 4, le ventre est ballonné à droite ; douleur plus forte à [la pression; pouls accéléré, petit; température 39°2. Facies déjà grippé, nausées; un vomissement porracé. Urines normales. Constipation. Les 5, 6, 7, 8, continuation de ces mêmes sxmptômes de péritonite.
Les deux ou trois jours suivants, le pouls diminue peu à peu de fréquence, mais reste toujours petit; la température s’abaisse ; le facies est moins grippé, la douleur abdominale n’a pas entièrement disparu ; mais elle a changé de caractère, elle est sourde, profonde, irrégulière ; pas de douleur du côté du foie ni d’ictère, l’appétit se réveille, mais il reste comme une faiblesse générale. Le 13, le malade semble guéri; sauf cette douleur profonde circonserite à l’endroit où a porté le coup de timon. Rien d’anormal à l'examen, les parois abdominales sont soulevées, rien à la percussion qui est un peu douloureuse. On ne peut sentir le liquide dans la cavité péritonéale. Au commencement du mois de juillet, le côté droit du ventre semble plus gros que le côté opposé; le son n’est pas aussi clair à la percussion. Les jours suivants ces signes physiques s’accroissent. Constipation fréquente. La palpation et l’auscultation ne donnent rien. La matité ne se déplace pas en faisant varier la position du malade. On constate bientôt de l’'empalement de la région droite de l’abdomen, puis quelques jours après de la fluctuation. La matité absolue au niveau de la tumeur s'arrête brusquement à sa circonférence. Le rein n’est point douloureux à la pression.
Le liquide augmentant jusqu’à rendre les douleurs plus vives, la respiration s’embarrasse. Ponction, liquide ascetique, deux litres environ, très albumineux, aucun élément biliaire ou hépathique.
Les parois de la poche reviennent sur elles-mêmes. Soulagement considérable. Mais le malade ne tarda pas à ressentir de nouveau ces douleurs sourdes et profondes qui suivirent sa péritonite aiguë. À la fin d’août on sent de nouveau l’empâtement. Le volume du ventre augmente, les douleurs deviennent
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plus fortes ; la fluctuation très nette. La sensation de gêne douloureuse et de pesanteur de l’abdomen qui avait précédé la première ponction se montre bientôt. Les selles ne sont plus aussi fréquentes. La tumeur augmentant, la douleur devenant plus vive, on ponctionne et donne issue à un liquide citrin semblable à celui de la première ponction, environ deux litres et demi. Injection d’iode. Douleur vésicale de quatre à cinq heures, miction un peu gênée. Le malade mange le soir, et vomit aussitôt. Température 37°5. Le 26, pouls 116. Température 37°5. Vomissements peu abondants de bile. Facies légèrement grippé, douleur dans le ventre. Le 30, on constate la reproduction d’une petite quantité de liquide. Amélioration de l’état du malade. Au milieu de novembre il n’y a plus trace de liquide. Induration profonde, accolée à la paroi abdominale et se déplaçant avec elle. Sortie le 15 décembre.
En somme, sauf les hémorragies et les péritonites, les complications des blessures de labdomen sont rares.
CGERABEPR EAN
Du Blessé
La plupart des blessés, que ce soit le foie, l’intestin ou la vessie qui soient atteints, présentent en général, au premier moment, un état de stupeur particulier dû à l’ébranlement nerveux. C’est à l’ensemble de ces symptômes, qui ne sont d’ailleurs nullement, ainsi que nous le verrons, sous la dépendance de l'importance de la lésion, que Gubler a donné le nom de péritonisme. JI faut, en effet, le distinguer du shock traumatique qui est le plus souvent en rapport avec l'importance de la blessure, tandis que l’état qui constitue le péritonisme n’est en rapport qu'avec l’état d’ébranlement du système nerveux, ébranlement qui est d’ailleurs fort variable d’intensité et peut s’apaiser en une journée, comme dans l'exemple suivant :