‹ Des canaux navigables consideres d'une maniere generale, avec des recherches comparatives sur la navigation interieure de la France et celle de l'Angleterre; accompagne de cartes, profils, et dessins de machines et travaux d'art;Chapitre 104 sur 110 · DÉPENSES · texte numérisé non relu

DÉPENSES

Acquisition de la machine et frais d’importation, évaluées au prix (qu’on

croit trop élevé) de ;... 100,000 f. » c.

Intérêt à 10 pour % « 10,000 » .

On suppose 9 mois de chômage , le support de l'intérêt pendant les trois mois d'activité •

rend. * 10,000

Et par jour. . . 111

El par heure, en supposant 10 heures du

travail par jour 11

Qni, répartis sur4o mètres cubes de déblais, font par mètre cube.

Entretien. — Charbon de terre.

La force de la machine est de i5 chevaux , ce qui suppose , à raison de 5 kilogrammes de charbon par cheval et par heure,

kilogrammes de charbon , à 5 fr. le cent , ci . . . . 3 fr. c.

Cinq ouvriers à 5o cent, par heure , chaque.... 2 5o Entretien de la machine et réparation , de

sa valeur. 5 »

Total ît a5

Ce qui fait pour un mètre cube , à raison de 4o par heure. ... » 28

Total des dépenses par mètre cnbe. ..*..... » 56

DE FRANCE. 4g

Ln manoeuvre des bstesnx destinés k recevoir les déblais enlevés et versés psr les chspelets , et k transporter ecs déblais, opère une dépense que l’on peut évaluer k 4° centimes par mètre cube, qui ajoutés aux 5o centimes que l'on vient de calculer, font au total 96 centimes par mètre cube de déblai dragué et transporté.

En Angleterre, les bateaux qui reçoivent k leur chute , du haut des chapelets , les déblais enlevés par les dragues, contiennent des caisses, placées a k a dans le bateau et fixées k ses bordages par des charnières; ces caisses reçoivent k leur côté opposé deux chaînes qui tiennent k un arbre placé horizontalement sur deux ' supports solides , et que deux manivelles k engrenages font tourner comme on va le voir.

Lorsque l’on est arrivé au lieu où l’on veut se débarrasser des déblais versés dans les caisses, deux hommes font mouvoir des manivelles correspondantes par leurs engrenages, aux extrémités de l’arbre horizontal qu'elles font tourner ; il enroule alors les chaînes qui y sont fixées et élève ainsi le côté des caisses où tiennent ces chatnes , ce qui les fait mouvoir autour des charriièrcs qui les retiennent au bordage du bateau. Cette élévation se fait jusqu’au point nécessaire pour que les caisses se vident au dehors, en rencontrant un moyen d’arrêt qui les empêche de tourner au-delk ; leur poids suffit ensuite pour les faire retomber k leur place, dans le bateau , en tournant l’arbre dans le sens contraire.

Cftte manœuvre réduit presque k rien la dépense, que nous venons d’évaluer k 4o centimes par mètre cube, pour le transport des déblais.

Ou pourrait donc n’évaluer qu'k 60 centimes le total de la dépense par mètre cube de déblai enlevé et transporté (1).

On espère encore une amélioration plus intéressante pour la machine k draguer : C'est l’application d'une machine k vapeur moins compliquée et qui exigerait moins déplacé et aurait moins de poids. Il en résulterait que le bateau dragueur pourrait alors avoir des dimensions moins grandes et un tirant d’eau ( enfoncement dans l'eau) moins considérable , ce qui permettrait de l’employer dans plus de circonstances.

(t) Pour le curage de* grands bouin» de b Compagnie de* Inde* de Londrea, on emploie dan* l'intérieur du b*nin un batean dragueur dont le chapelet ver*" b va** enlevée* dan* un grand batcan que l'on dirige en*uile contre un mnr du busùn pic* duquel »c trouve placée une autre machine à draguer munie d'un chapelet dont l'extrémité, au moyen d'on mécanisme , plonge à volonté dam le bateau qui contient la va» , il l'enlève , et la rue tombant de U partie * intérieure du chapelet doua une espèce de hoir, s'écoule iü loin.

La même machine fait tomber dam le hoteau de vid.m^e un filet d'eau pour maintenir toujours la va*e dan* l’etat de fluidité propre à son enlèvement.

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