‹ Des canaux navigables consideres d'une maniere generale, avec des recherches comparatives sur la navigation interieure de la France et celle de l'Angleterre; accompagne de cartes, profils, et dessins de machines et travaux d'art;Chapitre 35 sur 110 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

i5 8 CANAUX NAVIGABLES

M. Sutcliffe , en supposant qu’il faut deux éciusées d’eau pour chaque bateau, pour les faire monter et descendre par le point de partage, et en estimant aux f en sus les perles d’eau eu filtration, en évaporation, etc., établissait que la quantité d’eau contenue dans les réservoirs serait encore double de celle qui aurait été perdue, et de celle qui aurait été dépensée pour le passage de a4oo bateaux par an, quantité qu’il observait très supérieure au nombre réel des bateaux passant.

Cependant il a encore fallu établir à l’extrémité ouest du bief de partage, une pompe à feu de la force de 100 chevaux, pour faire remonter l’eau d’un vaste réservoir dans ce bief, qui reçoit entre autres l’oau du réservoir de Hollingwortb, qui a i5o acres de superficie, et une profondeur réduite de io pieds, par une rigole de 4 milles de développement, et l’eau du réservoir de Blackstonedge, qui a 60 acres de superficie et i5 pieds de profondeur réduite; l’eau de ce réservoir arrive au bief de partage par une rigole qui a 600 pieds de pente , sur une longueur de 3 milles, la montagne au bas de laquelle est situé ce réservoir étant à i5oo pieds au-dessus du niveau de la mer. Nonobstant des précautions aussi grandes, ce Canal est encore exposé à manquer d’eau dans les temps de sécheresse, et sa navigation alors est interrompue, malgré les grandes dépenses qu’on a faites pour suppléer à des moyens par lesquels on avait cru lui donner pins du double des eaux qu'on jugeait necessaires , d'après des calculs que l’on considérait comme très forcés.

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