‹ Des canaux navigables consideres d'une maniere generale, avec des recherches comparatives sur la navigation interieure de la France et celle de l'Angleterre; accompagne de cartes, profils, et dessins de machines et travaux d'art;Chapitre 53 sur 110 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

aSo CANAUX NAVIGABLES

fixée sur toute celle ligne navigable à la largeur du trajet des souterrains du Canal de Saint-Quentin entre leurs banquettes de halagc, qui esf de 16 pieds, cette largeur de 16 pieds entre les portes a été déjà établie pour les écluses du Canal du Centre lors de sa confection.

Il est superflu d’ajouter que la ligne navigable recevrait sur tout son développement une largeur convenable pour toutes les commodités désirables à une navigation montante et descendante; mais alors il lui deviendrait indispensable d’avoir de chaque côté du Canal un chemin de halage, tandis qu’il n’en existe jusqu’à présent que sur l’une de scs rives.

On ne peut s’empêcher d’observer à cet égard combien la protection du Gouvernement pourra lui être nécessaire , car depuis la révolution les riverains ont poussé leurs anticipations jusqu’à attaquer, soit le chemin de halage, soit les levées mêmes du Canal sur les rives où le chemin de halagc u’existe pas, et même le lit du Canal (1).

Après avoir donné d’abord la description du Canal de Briare comme du premier Canal qui ait existé en France, et comme constatant pour ce royaume tout I honncurdc l’invention des Canaux à bassin ou point de partage; et après avoir reconnu qu’il présentait, en ce qui le concerne, toutes les garanties désirables pour l’établissement et la plus grande activité d'une ligne navigable de grande jonction entre le nord et le midi delà France, nous allons passer à la description du Canal de Languedoc, tant parce que sa construction suivit immédiatement (a4 ans apres) celle du Canal de Briare, que parce que la description de ce beau Canal nous pré-sentera des exemples d’une application désirable pour d'autres Canaux , et après avoir joint à sa description celle du Canal des Étangs et celle du Canal de Beaucaire , qui rattache la ligne navigable qu’il détermine à la ligne navigable du nord au midi de ta France , nous reviendrons aux Canaux qui doivent composer l’ensemble de cette dernière ligne.

(i) On a vu qu'en Angleterre ce délit était qualifié de félonie et puni comme tél , et que, sans la grande protection que ce gouvernement a établie ainsi pour les Canaux, il eût été impossible de les voir prospérer comme ils l'ont fait.

Notes relatives au Canal de Briare .

NOTE A

Extrait des Mémoires de Sully, année 1604.

Le plan que Henri s'était tracé pour l'intérêt de l'état exigeant donc qu’il cherchât tous les moyens d'augmenter ses finances, au lieu d'y faire tous les retrauchnnens dont les prétendus zélés ne cessaient de l'entretenir , S. M. me demanda mon avis en particulier sur ces moyens. Les progrès que j'avais faits en matière de finances, m'en firent découvrir qui , sans être trop onéreux aux peuples, tne parurent d'une grande ressource. J’en rassemblai neuf des principaux dans un mémoire que je présentai à S. M.

90. La France avait en main un moyen sûr de s'attirer tout le commerce de l'Océan et de la Méditerranée et de le voir tout d'un coup sans de grands frais jusqu'au ccntie de ses provinces. 11 devait lui en coûter pour cela de joindre par des Canaux la Seine avec la Loire, celle-ci avec la Saône, et la Saône avec la Meuse, mais aussi le premier coup-d'cnil de ce projet n 'offre pas moins de deux millions tous les aus dont nous nous enrichirions sur l’Espagne seule : richesses réelles et solides comme sont toutes celles que produit le commerce.

Lis règletnens pour l'augmentation et la sûreté du commerce paraissant à Henri devoir tenir un des premiers rangs dans l'étal, c’est aussi de co cAlé-là qu’il employa la meilleure partie de ses soins. Le projet du Canal pour joindre la Seine à la Loire ayant été ratifié, je me transportai moUmême sur les fieux , afin qu'il n’y eût aucun mécompte dans les préparatifs qui devaient précéder l'exécution, soit à prendre les hauteurs et a niveler le terrain, soit à profiter de toulca les commodités qu'on en pouvait tirer. Je ne mis pas beaucoup de temps dans le voyage, le roi me rappelant près de sa personne presque aussitôt que j’en étais parti. Je réglai pareillement plusieurs affaires de commerce, dans le voyage qu’ou a vu que je fis en Poitou.

s3a CANAUX NAVIGABLES

NOTE B

Voici ce qu'on trouve dans l'Histoire du Gatinais par dom Morin an sujet de cevoyage de Henri IV.

■ Il faut remarquer qu'à l'arrivée dudit roi à Montargis , le sieur l'Hoste , lieu- » tenant-général, lui fit une courte harangue au nom de toute la ville par laquelle a on pcut’apprcndre la forme du Canal qui est faite en II -, je la rapporterai ici en » ces propres mots qu’il la prononça, u

Sias :

« Outre l’honneur et l’obéissance que tous vos sujets doivent à V. M. , comme à a leur roi libérateur et restaurateur de ces états, encore vos fidèles et très afTec- » tionnés sujets de votre ville de Montargis doivent cette particulière reconnais- » sance et obligation d'étre habitons de cette ville par vous ci-devant conservée » oui droits de votre couronne, et à présent destinée pour être le centre et milieu a de cette grande figure de 1a première lettre de votre nom glorieux, qui te » trouve heureusement formée en ces deux grandes rivières de Loire et de Seino » jointes ensemble par cet admirable Canal comme ligne transversale d'une si rea marquable figure qui contient en son plein et quadrstnre la plus grande et meil- » leurc partie de votre royaume, et celte rencontre, Sire, nous fait considérer » notre bonheur, etc. a

( On a cité ici cette harangue comme une preuve des idées et du style d'alors , et comme pouvant faire ressortir encore le mérite particulier des conceptions do Henri LV si singulièrement apprécié par l'orateur.)

Dom Morin dit aussi « qu'en creusant entre Monbnis et Moncresson , on trouva a sur une colline plusieurs vestiges et vieux bâtiment à la romaine, avec les a ruines d'un amphithéâtre , des pilastres, un lavoir à la mosaïque, et plusieurs » médailles portant cette inscription , Amonius Aug. Plus Cons. lit , d’autres a Ant. inipemtor , et d'antres où étaient l'effigie d une impératrice avec cette in- » scription : Fnustina Antonini imp. uxor. Il y en avait une si grande quantité, a qu'un fourbisseur, nommé Courtois les acheta à la livre. »

On voit encore en cet endroit les formes d’un amphithéâtre , quoiqu’il ait été en grande partie planté en vignes.

NOTE C

Les lettres-patentes de concession du mois de septembre i<S38, vérifiées et enregistrées au parlement, le i5 avril 1 (T39 > contenaient les dispositions suivantes-, après les termes exprimant la concession en elle-même, tels que « nous leur avons » cédé, quitté, délaissé et transporté, cédons, quittons, délaissons, et transpor-

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» tons à eux leurs hoirs successeurs et ayant-cause le fond très fond dudit Canal a levées et écluses d’icclui, etc

» Voulons et entendons qu’ils puissent faire tracer et passer ledit Canal par » tous les lieux et endroits qu’il trouveront à propos et où leur alignement les » portera, et qu’il prennent à cet effet les héritages qui se rencontreront en leur » alignement , abattent et démolissent les maisons et moulins qui se trouveront » nuisibles, en remboursant les propriétaires au dire d'experts et gens à ce con- » naissant.

» Ils prendront telle quantité de terre qu'ils jugeront nécessaire, à Briare, Morv- » targis et autres lieux pour faire faire des maisons, cours fermées et magasins,

» pour la décharge, conservation et sûreté des marchandises qui seront voiturées » sur ledit Canal ; et pour icelui réparer avec plus de facilité maintenir et cou- » server les levées, ils pourront encore prendre deux perches de terre de lar- » geur de chacun cèté dudit Canal sur toute la longueur d’icclui, en payant dans » le temps et eu la manière susdite. Prendront aussi tant près dudit Canal que » loin d'icelut, les terres qu’ils trouveront commodes pour faire des retenues d*eau u et étangs ensemble des étangs déjà faits, en payant dans le temps cl comme il est » ci-dessus dit, et où ils s’en trouveraient dépendans de bénéfices ou communautés,

» les pourront aussi prendre en payant auxdites communautés le prix desdites » terres et étangs au dire des gens à ce connaissans, et seront les sommes auxquelles 9 se trouvera monter le prix des héritages desdites communautés employées eu n acquisition de terres qui leur liendrout lieu de&dits héritages, jusqu’à ce que 9 lesdits deniers ayent été payés entièrement ; payeront auxdiies communautés 9 l’intérêt au denier dix-huit qui sera assigné tant sur le revenu dudit Canal que 9 sur les biens desdits entrepreneurs. Ils pourront prendre et détourner tomes » les eaux qu’ils jugeront necessaires pour ledit Canal j soit rivières, fontaines,

9 ruisseaux, étangs et autres, en dédommageant par chacun an les meuniers ou pro- » priétaires des moulins, et autres particuliers qui pourraient souffrir de la perte » à cause du détournement des eaux ou diminution d’icelles, selon qu'il sera » estimé par les experts , lequel dédommagement s’il leur eu échet ils seront tenus 9 de venir recevoir par chacun an au bureau qui sera établi pour la recette du » péage (fout il sera parlé cy-après.

9 Et où il sera besoin de Construire des aquedocs pour faire passer les eaux d'une » montagne ou éminence à une autre , ils le pourront faire soit sur rivières, prairies- 9 ou autres héritages et chemins, en dédommageant de même sorte -, et pour cou-* 9 duire lesdites eaux tant retenues comme il est dit ci-dessus que courantes , pour* » ront les faire passer par tous les endroits qu’ils jugerout plus commodes et où.

» leur alignement les portera , en payant aux particuliers la valeur des terres dans » le temps qu'il est dit ci-devant.

» Si lesdits Boulheroue et Guyon ne rendent lesdits ouvrages faits et parfaits » dans lesdites quatre années, ils demeureront déchus du don que nous leur faia sons par ces présentes. Etant nécessaire d employer de notables sommes pour » creuser et continuer ledit Canal en ce qui n'est pas encore fait, réparer les » ruines survenues ès-ouvrages faits ou commencés, et pour mettre à perfection » un tel ouvrage, comme aussi pour entretenir ledit Canal, étangs, ruisseaux, et » réservoirs d’eaux, aqueducs, levées et autres choses par des réparations contin nuellcs, entretenir nombre d'hommes aux écluses pour les ouvrir et fermer, » remplir et v aider.

* » Nous avons par ces considérations accordé et accordons auxdits Boutheroue » et Guyon, qu’ils perçoivent, eux, leurs hoirs, successeurs et ayant-cause & 9 perpétuité , un péage sur toutes les marchandises qui seront voiturées sur 9 ledit Canal , etc. , etc. «

(Suit le tarif des droits, qui n'a subi depuis aucune augmentation. )

Voici comment s’expriment les lettres-patentes qui furent accordées par suite de l'exécution des travaux, le 4 septembre i&jî, en confirtnaiiou des lettres-patentes de concession du mois de septembre ifi38, ci-dessus.

Louis etc . ... quoique le bien de la France et celui de la

chrétienté nous aient obligé d'avoir presque continuellement les armes à la main depuis notre avènement à la couronne, tantôt pour apaiser les mouvemens qui sont survenus diverses fois en ce royaume, et pour y éteindre la faction qui avait été la cause la plus ordinaire des troubles depuis uu siècle, tant pour assister nos amis et alliés, et acquérir, comme nous espérons, une paix génératc à l'Europe, nous n'avons laissé de donner une partie de nos soins à tout ce qui nous a été proposé , pour conserver et augmenter le commerce et trafic dans notre dit royaume, comme étant le seul cl unique moyen par lequel les -peuples subsistent, cl jouissent des plus agréables fruits que la paix ail accoutumé de produire : mais entre les propositions qui nous ont été fuites à ce sujet, celle de la communication de la rivière de Seine avec celle de Loire, nous a été très agréable, comme facilitant le transport réciproque les marchandises entre plusieurs provinces qui n’avaient auparavant que peu de commerce les unes avec les autres. C’est à quoi ont heureusement travaillé ceutf qui ont entrepris et construit depuis quatre ans en ça un Canal depuis Indite rivière de Loire jusqu’il notre ville de Montargis, où larivièredc Loing qui tombe duns la Seine commence d'ètre navigable, puisque par le moyen dudit Canal toutes les marchandises et denrées que produisent les provin ces d’Auvergne Forez, Bourbonnais, Berry, Touraine, Anjou, et (es antres que la rivière de la Loire va arrosant, mèoie celles qui venaient d’Ilatie , Provence, Languedoc et

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Lyon , par la voie des routiers et mulets, pourront dorénavant être transportées en notre bonne ville de Paris et lieux circonvoisius, jusqu'à la mer, avec moins de frais et plus de facilité pour les marchands, et avec moins de hasard et plus de commodité pour les marchandises, lesquelles passeront en plus grande quantité par eau que par terre, et seront aussi inoius gâtées et corrompues. Ce qu’ayant été prévu et considéré par le défunt roi notre très honoré seigneur et père, que Dieu absolve, il aurait jugé ce Canal un ouvrage très utile pour le public, et une entreprise digne de son soin, soit à cause de la longue étendue d'icelui, de la difficulté des pays et montagnes qu’il traverse, du grand nombre d’érl uses, déchtirgoirs, bondes et niveaux, conduits et retenues d'eau nécessaire afin d'en fournir suffisamment ledit Canal pour la navigation, soit à cause de la grande dépense qu’il convenait de faire, pour faire et parfaire ces ouvrages et pour les entretenir ci-après.

Toutefois nonobstant ces difficultés et dépenses, ledit Canal a été depuis quelques années courageusement entrepris par quelques particuliers de nos sujets qui se sont unis et associés pour cet effet, et qui dans un temps auquel la guerre leur donnait sujet de ne se pas engager en une telle entreprise qu’au dépens du public , l'ont néanmoins , par u/tt généreuse résolution , mis en sa perfection à leurs propres coûts et dépens sans qu'il ait été fait sur ce sujet aucune levée ni imposition sur nos peuples , et sans que notre épargne en ait été chargée jusqu'ici, en sorte que Ion a vu plusieurs bateaux chargés de diverses marchandises, bascules à poissons,, trains de bois venus de Rouanne, d’Auvergne, de Tours, d’Angers et autres lieux, aborder aux ports de notre dite ville de Paris avec grande joie et admiration d’un chacun , etc.

NOTE D

Calcul pour les dépenses d'eau des écluses , suivant 'SI. Gautluy.

Les chambres d'éclnscs du Canal de Briarc ont 1^1 mètres de superficie; la troisième écluse avant le point de partage a 4">î*a de chute, et dépense r22 mètres cubes d’eau. La dernière des écluses accolées a 3", 69, et dépense 63a mètres cubes d’eau. Ln bateau venant de Briarc k la suite d’autres bateaux, dépensera donc 7*2^63aS3l354 mètres cubes. d’oau. Celui qui viendra k la rencontre dépensera aux sept écluses, qui ont a3",a5 de hauteur, 3,(j8? mètres cubes d’ean, et s'il venait h la suite d'un autre, il dépenserait encore, en descendant la dixième écluse, 122 mètres cubes , et en tout 4» 704 mètres cubes.

S'il passe sur ce Canal sept bateaux venant de Briarc contre un venant de More», la dépense des écluses sera 1 354+ i354“H 3544“ i354-f3y8a-l-72'H-i 354 f i354 =12828 mètres cubes d’eau.

Si toutes les écluses eussent été isolées cl d’une chute égale de •/,«)», les

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écluses auraient toutes contenu 5oo mètres cubes, et In dépensé de Luit bateaux eût été 1000X6 -f* 500X2 = 7000 mètres cubes d'eau.

Les chambres d écluses du Canal de Languedoc ont 26a mètres de superficie. Si les bajoyers nu lieu d’ètrccn ligne courbe étaient parallèles, elles n’en auraient que i5q. In bateau venant de Toulouse, à In suite d’un autre, dépensera au troisième corps d’écluses, qui est double et qui a 4**93 de chute, 1294 mètres, et au quatrième corps d’écluse de l’autre côté du point de partage, qui a 3*,oi de cli nie, 787 mètres cubes d’eau, et en tout 2081 mètres cubes d'eau.

Celui qui viendra à sa rencontre trouvera en montant le sixième corps decluse avant le point de partage, qui est quadruple et a 9", 01 de chute. Il faudra, pour le remplir, 236*2 mètres, et si le hnteati venait à la suite d’un autre, il dépenserait encore à la seconde écluse en descendant, qui a 3*, 01 de chute, 85 1 mètres, en tout 3a 1 3 mètres cubes. S’il passe sur ce Canal deux bateaux venant du côté de Toulouse contre trois venant du côté de Béziers, la dépense de ces cinq bateaux sera 2081 +2362 + 1 294+2362+321 3= 1 i3i2 mètres cubes d’eau.

Si toutes les écluses eussent été isolées, et de 2*", 55 de hauteur de chute, qui est!» chute moyenne des écluses, et que les bajoyers eussent été parallèles, la dépense de ces cinq bateaux eût été 8i4+-jo7+40;"t"407+8| 4=28-Î9 métros cubes d’eau.

Enfin , on peut conclure que s’il n’y a actuellement de l’eau que pour faire passer 5, 000 bateaux aux Canaux de Languedoc et Briare, et que Ton rectifiât leurs écluses en leur donnant des chuté* uniformes, et les faisant toutes isolées, Ja même eau ferait passer 19,800 bateaux au Canal de Languedoc, et 12,600 à celui de Briare. (Extrait des Œuvres de Gauthey, vol. 111 , page 47*)

Mais M. Gauthey, en établissant ces calculs, n’y a point fait entrer des cpnsidérations essentielles qui en eussent changé les résultats.

Nous pensons, à cet égard, que l’on verra avec intérêt la note ci-après de M. de Prony, qui rectifie les diverses erreurs commises jusque-là sur l’évaluation des dépenses -d'enu pour la manoeuvre des écluses accolées. Cette note sera suivie d’une application que M. de Prony a bien voulu me remettre, de ses calculs et de ses formules , à l'évaluation de la dépense d’eau des sept écluses accolées de Kogny, que nous venons de décrire.

(C’est une nouvelle occasion pour moi de rappeler ce que j’ai déjà dit au commencement de cet Ouvrage , sur les nombreuses obligations que je lui ai.)

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