CANAL DE BOURGOGNE
En parlant du Canal du Centre, on a constaté les laits qui avaient motivé et justifié b préférence qu’on lui avait donnée sur le Canal de Bourgogne , et on a vu que le projet de ce dernier CaDal avait été entrepris, puis abandonné comme dépourvu de la quantité d’eau nécessaire, et pouvant être ruineux sans être utile.
Cependant, d’après l’importance que l’on attache encore au projet du Canal de Bourgogne , nous allons examiner ici ce qui lui est relatif.
11 y avait eu originairement cinq projets pour diriger un Canal par la Bourgogne.
Trois furent reconnus inexécutables ; savoir : i*. Celui de le faire passer par Sombernon ; a*, celui de se servir de la jonction de la rivière de Suzon avec le ruisseau de Loze ; 3*. et celui d’employer la jonction de la Seine au Lignon,
Les deux autres projets étaient, celui que l’on a exécuté comme préférable sous te nom de Canal du Centre, et enfin celui d’établir le point de partage au seuil de Pouilly. C’est de ce dernier qu’il s’agit ici , sous le nom de Canal de Bourgogne.
L’idée de préférer l’établissement du point de partage de ce Canal à Pouilly , quoique fort ancienne , ne fut bien développée qu’en 1718, par M. Delalogc, seigneur de Chàtellenot, près Pouilly, qui fit imprimer à cet eHct un mémoire anonyme. , .
Le duc de Bourbon, alors premier ministre , chargea M. Abeille de vérifier ce projet, et cet ingénieur y ajouta l’idée de faire une coupure de 81 pieds de profondeur au seuil de Pouilly, sur une longueur de 1890 toises, pour se procurer des eaux plus abondantes.
M. Gabriel vérifia le projet de M. Abeille, qui le remit en 1737 aux États de Bourgogne; mais ils restèrent encore indécis.