CANAL DE LA BASSÉE
Ce Canal, anciennement proposé par les États d’Artois sous le nom de Canal de Saint-Venant (1) , parce qu’il devait s’emboucher près cette ville , doit partir de l’embranchement dit de la Bassée , dont nous venons de parler, et se rendre aufort Saint-François près Aire, à la tête du Canal d’Aire à Saint-Omer, que nous décrirons ci-après.
Son développement est d’environ 55, 000 mètres.
Les considérations relatives à la ligne de défense lui deviennent ap- . plicables comme elles l’ont été pour le Canal de la Sensée .et pour celui d Aire à Saint-Omer; il présente en cela une importance de plus.
Far suite de ces considérations, il a été décidé , par la Commission mixte des corps royauj§ du Génie militaire du Génie des Ponts et Chaussées, qu’il serait établi à point de partage , pour éviter qu’on put, par sa direction, dériver les eaux de la Haule-Dculc , qui servent aux inondations de Lille.
Son bief de partage doit être alimenté par la petite rivière de Law, qui est elle-même navigable dans une partie de son cours.
Sa profondeur d’eau doit être d’au moins a mè;trcs , excepté au bief de partage, où le niveau de la rigole ne permet pas de donner plus de i",65.
Sa largeur , entre les deux crêtes de scs rives , doit être de 1 8“,G5. Ses . . écluses doivent avoir 4o ^mètres de long cl 5”,a0 de largeur entre les
(1) C'est par celle raison qu’il est porté sous ce nom sur la carte de la Nuti- ^.ilion intérieure, planche 111.
portes, d’après les dimensions des barques qui naviguent sur les Canaux adjaccns.
La rive méridionale doit donner l’autre rive , les. déblais doivent y être portes de manière à établir une digue formée en parapet avec berme de 3 mètres, en arrière de ce parapet; le chemin de halagc doit être entre ce parapet et le Canal.
Il se dirige vers Béthune , passe au-dessus de Gorrcs et de Robeck , laissant à sa droite Saint-Venant où aboutira un embranchement de Canal qui contribuera aux moyens de protection de cette place, qui peut être défendue par les inondations provenant de Robeck et de Garbeck.
II arrive ensuite au fort Saint-François, à la tête du Canal d’Aire à Saint-Omer, dont on va faire la description; et comme son bief principal se trouve de niveau avec ce Canal , on parcourra, sans écluses, .11 lieues entre la Bassée et Saint-Omer, dont la distance totale est d’environ i4 lieues de 4,ooo mètres.
Ce Canal doit servir au dessèchement d’une partie de marais situés à son intérieur, et laisse subsister, comme moyens de protection, ceux qui lui sont extérieurs.
Ses devis montent à a, 000,000 francs.
On a vu , à la fin de l’article précédent , les longs détours et les graves inconvéniens qu’on évitait par la construction de ce Canal, qui, dans nos dernières guerres , aurait pu éviter les frais de transport qu’on était obligé de faire par la voie de terre; frais qui, dans certaines années, pouvaient égalée ceux de sa construction.
Il perfectionne la navigation entre îe Canal de Saint-Quentin et Saint-Omer.
Nous allons décrire le Canal par lequel il sc joint à cette dernière ville, qui est, comme nous le verrons ensuite, en communication avec la Manche par les ports de Gravelines, de Calais, et surtout par celui ^lc Dunkerque.
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