‹ Des cas de dystocie appartenant au foetusChapitre 16 sur 28 · PRÉSENTATION DU TRONC · texte numérisé non relu

PRÉSENTATION DU TRONC

La présentation du plan latéral du fœtus est une cause essentielle de dystocie ; la nature parfois expulse, au moyen de ses seules ressources, l’enfant dans cette position, et l’opération alors porte le nom d 'évolution spontanée. Dans ce cas, la tête, fixée audessus du détroit supérieur, permet au corps infléchi sur lui-même de pénétrer doublé dans l’excavation et de sortir en se déroulant, comme une tige flexible dont une extrémité serait fixée au-dessus du pubis. Ce mode de terminaison spontanée est tellement meurtrier pour l’enfant et pour la mère, qu’il

n’atténue en rien la formule absolue qui veut qu’on considère comme cause de dystocie toutes les présentations du tronc.

li faut donc repousser comme erronée l’affirmation de Denman (Aphorismes , p. 132), qui conclut, dans sa trop complaisante indulgence, pour une opération qu’il a non pas entrevue le premier, mais que le premier il a assez bien décrite : qu’une femme non secourue ne peut périr lorsque l’enfant se présente par l’épaule.

Examinons l’obstacle qui s’oppose à l’accouchement.

Le diamètre le plus étendu du détroit supérieur est de 135 millimètres en moyenne, qui se réduit à 120, à mesure qu’on pénètre dans l’excavation. Le diamètre céphalique le plus favorable que le fœtus puisse engager avec une autre partie a au moins 90 millimètres; et ici, bien entendu, je ne puis tenir compte que des moyennes normales. Dans la présentation du tronc, il faudrait, pour que l’accouchement puisse avoir lieu, que la poitrine du fœtus, qui, d’après Bernt, cité par M. Jacquemier (tome II, p. 737), mesure, avant la respiration , de 680 à 800 millimètres dans son diamètre transversal, et 540 à 680 millimètres dans le sens antéro-postérieur, s’engageât avec la tête.

Si on ajoute le plus petit diamètre de la tète, soit 9 cei timètres, au plus petit diamètre de la poitrine, soit 3 centimètres, on aura un total de 17 centimètres qui ne pourront jamais franchir un passage

qui n’en présente que 12, même en admettant la réductibilité des parties molles du fœtus, qui ne saurait être bien considérable avant la respiration.

Il est une loi fondamentale de l’obstétrique exigeant, pour que l’accouchement se termine naturellement, qu’il n’existe point de différences trop

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