‹ Des cas de dystocie appartenant au foetusChapitre 19 sur 28 · INCLUSION PARASITAIRE DANS LA RÉGION LOMBAIRE · texte numérisé non relu

INCLUSION PARASITAIRE DANS LA RÉGION LOMBAIRE

Obs. H. — Un garçon, du nom de ..., né en Allemagne, non loin de Hanau, 1799, complètement développé; mort peu de temps après la naissance.

Il avait au périnée, jusqu’à la terminaison de la colonne vertébrale, un sac cutané si gros, que les jambes devaient s’écarter et se porter en avant, en prenant la position d’un cavalier à cheval. Le sac pesait 3 livres et demie, il était recouvert par les fesses et adhérait à la partie interne de la cuisse gauche.

L’anus se trouvait repoussé à gauche, il était placé de côté au-dessous de la cuisse ; le coccyx était courbé en arrière et se perdait dans le sac. Partout on pouvait sentir la fluctuation jusqu’à un endroit dur comme la pierre et situé en bas.

Ici rémunération et l’examen des parties contenues dans cette tumeur, qui était les restes informes d’un endocymien.

Je vais au-devant d’une objection qui pourrait m’être faite : c’est qu’on ne mentionne point que, dans ces trois derniers cas, les tumeurs aient donne lieu à de la dystocie. 11 suffit, je crois, d’examiner ce qui se passe dans les accouchements ou d’aussi volumineuses tumeurs adhérentes au fœtus sont observées, pour croire que le travail ne s’est point

terminé sans intervention, l’absence de détails ne permettant du reste nullement de conclure qu’il a été naturel. Ces observations ont été prises à un tout autre point de vue que celui de la dystocie, on les a notées uniquement comme des faits curieux de monstruosité par inclusion , et on s’est fort peu occupé des circonstances de l’accouchement.

Je signalerai une autre forme de l’inclusion fœtale qui peut être cause de dystocie. Je ne suis point assez partisan des subdivisions méthodiques pour en faire une classe à part, et je n’en possède qu’une observation ; mais je la place en dehors des précédentes, comme un jalon auprès duquel d’autres faits semblables pourront plus tard venir se grouper.

Voici ce cas assez curieux, que j’ai trouvé dans Lauverjat ( Nouvelle méthode de pratiquer l'opéra tion césarienne , p. 13) :

Obstacle à l’accouchement par les restes d'un enfant contenu dans V ovaire.— Le 13 mars 17 77, la nommée X..., en travail et à terme, était assistée sans succès, depuis quarante-deux heures, par une sage-femme. M. B..., qui fut ap pelé, me fit mander. La tête de l’enfant se présentait à l’excavation dans la position la plus avantageuse ; à la partie latérale droite de la saillie du sacrum, était une tumeur dont le volume rétrécissait considérablement l’évasure droite du détroit supérieur. En conséquence, nous jugeâmes que l’expulsion de l’enfant serait impossible ; son extraction par les pie;is fut regardée par mon confrère comme la seule ressource. Je pensai, au contraire, qu’il ne pourrait être

conservé que par l’opération césarienne. On lira l’enfaut

par les pieds, l’opération fut des plus laborieuses. La têtu fut arrêtée sur le détroit supérieur , les plus violents efforts ne purent le lui faire franchir. L’enfant perdit la vie; un de ses bras ne fut dégagé qu’à l’aide du crochet du forceps, et la sortie de la tête obtenue que par l’application difficile et réitérée de l’instrument ; on observa que le col était luxé. La mère périt cinquante-deux heures après l’accouchement.

Le cadavre fut ouvert, on trouva dans l’abdomen une matière crétacée et des cheveux.

La tumeur que nous avions prise pour une exostose était l’ovaire, dans lequel se trouvait une matière crétacée semblable à la précédente , des cheveux, des portions d’os du crâne, et la mâchoire inférieure armée de neuf dents sorties de leurs alvéoles, et aussi blanches et aussi dures que celles d’un enfant de 8 à 10 ans. On remarquait à l’ovaire une crevasse qui avait donné issue à la matière crétacée et aux cheveux trouvés dans l’abdomen ; sans cette ouverture qui avait permis la sortie d’une partie de ce que contenait l’ovaire, on n’aurait pu terminer l’accouchement.

Les renseignements relatifs aux antécédents de la malade ne me permettent pas d’affirmer si les débris du fœtus contenus dans l’ovaire étaient le résultat d’une inclusion parasitaire ou d’une grossesse extrautérine ; mais les débris observés, le maxillaire et les dents, appartenaient bien à un fœtus, frère ou oncle de celui qui s’était développé dans la cavité utérine , et la dystocie mortelle a été causée par ces restes d’une génération avortée.

On retrouve cette observation dans Baudelocquc (t. II, p. 271). Au premier abord, on croirait que ce n’cst pas la même; car, dans l’un et l’autre auteur,

on s’abstient de nommer les collaborateurs de cette opération, terminée par Baudelocque, qui a repoussé l’opération césarienne. Le troisième accoucheur assistant était Deleurye.

Lorsque les tumeurs formées par un produit d’inclusion parasitaire sont assez volumineuses pour entraver le travail, on les vide par une ponction.

VIe CLASSE.

Dystocie causée par la présence tic ftrtiis multiples adhérents ou isolés.

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