‹ Des causes conditionnelles et productrices des idées, ou, De l'enchainementChapitre 7 sur 19 · OBJECTION · texte numérisé non relu

OBJECTION

faite par M. G^rkibu, professeur d& philosophe à la faculté de Paris.

{Le TempSf 3o septembre x834.)

« M. G. d confondu, so(us le titre commun de sensibilité, l'idée, ou la notion, et le plaisir et la peine.

OU r affection ; et, après avoir ainsi réuni ce qui paraît être distinct, il sépare ce qu'il aurait peut-être dû réunir, car il place le sens du juste et de l'injuste dans une autre division que le jugement et la raison. »

Réponse. — l"" Je n'ai point confondu dans la sensibilité proprement dite, mais (faute de terme plus convenable), j'ai compris sous le nom commua de sensibilité, dont j'ai distingué trois espèces, toutes les propriétés passives de l'âme, soit affectives, soit intellectuelles, que supposent nécessairement les phénomènes qui ne dépendent pas de notre volonté, tels que la sensation, le sentiment et l'idée, ou la notion; pour les distinguer des propriétés actives, ou facultés, que supposent les opérations, ou actions volontaires de l'esprit, telles que l'attention et la réflexion. 2!" C'est le jugement (modification de la sensibilité intellectuelle) qui, selon moi, décide si une action est juste ou non : c'est en vertu du sens du juste et de l'injuste (modification de la sensibilité morale) que nous éprouvons un sentiment agréable ou pénible, à la vue, au récit d'une action juste ou injuste, ou que nous avons jwgf^e telle. Il faut donc distinguer soigneusement les deux propriétés de l'âme dont il est ici question, et non les placer Tune à côté de l'autre , la première étant une propriété de l'intelligence, et l'autre une propriété purement affective.

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