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SECTION II

Droit Romain

Aucun péuple de l'antiquité n’a considéré le mariage avec autant de respect que les Romains, nulle nation ne fit, dans les temps anciens, une place aussi large au foyer domestique, que celle que faisaient à la matrone romaine les premiers habitants de Rome. La définition du mariage « viri et mulieris conjunctio individuam vitæ consuetudinem continens » (1) était au début entièrement vraie. L'union de l’homme et de la femme y revêtait un caractère sacré, et si l’indissolubilité n’était pas de son essence, on cherchait tout au moins à en rendre la dissolution aussi rare que possible.

Si le divorce était admis, seul le mari (2) pouvait le demander, et certaines causes seulement pouvaient être invoquées comme motifs de sa demande. Cette inégalité entre les deux époux provenait de ce qu’à cette époque la femme, par le sim-

ple fait de son mariage, se trouvait par rapport à son

1. Cpr. Modestin. 1. dig. de rit, nupt, XXL 2. « Nuptiæ sunt conjunclio maris et feminæ, consortium omnis vilæ, divini et humani juris communicatio. »

Cpr. Plutarque. Vita Romuli, 22. € eônxe 5è xat vouovs

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