‹ Des Causes de Divorce et de Leur ExtensionChapitre 28 sur 98 · Locré, ouvr. précité, t. V, p · texte numérisé non relu

Locré, ouvr. précité, t. V, p

2, (€ Pour nous, hommes de la Révolution de juillet, l’origine de la loi de 1816 et son but doivent suffire pour en provoquer dès aujourd'hui l'abrogation. » Lea

. Pendant près de trente ans, il ne fut plus question du divorce dans les régions officielles, mais la presse, la littérature, le théâtre se passionnaient toujours pour cette question et préparaient le terrain pour l’aboutissement de l’œuvre, à laquelle, sans relâche, allaient se livrer d’ardents et tenaces partisans du divorce.

Le 6 juin 1876 M. Naquet proposa à la Chambre des députés de rétablir le divorce, mais «cette proposition », comme il l'avouait plus tard, «qui s’inspirait des principes de 1792, bien plus que de ceux du Code civil, fut presque accueillie comme une excentricité, tant la question élait peu mûre à ce moment-là » et la Chambre refusa de prendre la proposition en considération (1). Le 21 mai 1858, M. Naquet reprit son projet, en s'inspirant cette fois plutôt des dispositions du Code civil que de la loi du 20 septembre 1592. Une commission fut élue pour examiner la proposition, malgré l'avis de la Commission d'initiative et le rapport hostile de M. Hippolyte Faure (2); M. Léon Renault, rapporteur, conclut nettement en sa faveur, mais finalement, combattue par le gouvernement en raison de la proximité des élections générales, la motion fut repoussée dans la

-1. Naquet. Exposé des motifs de la proposition déposée le 11 nov. 1881. J. off., 22 nov. 1881. Doc. parl., Chambre, p. 704.

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