‹ Des Causes de Divorce et de Leur ExtensionChapitre 6 sur 98 · DS · texte numérisé non relu

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point de vue religieux. Rien n'empêchera alors l’époux croyant de se consacrer au célibat, qu'il eût été obligé d'adopter avec la séparation de corps, et d’avoir ainsi une situation identique à celle qu'ilaurait eue par elle. "

Jette objéction, selon nous, n'étant pas fondée, il nous reste à rechercher laquelle des deux institutions est préférable à l’autre, en tenant compte des enfants, des époux et de la société. Commençons d’abord par examiner le sort fait aux enfants par le divorce.

Le divorce, disent ses adversaires, met en péril le sort des enfants. Il est de fait qu’au cas de désunion de leurs auteurs, c’est eux qui sont les plus maltraités, d'autant plus qu’ils sont complètement innocents. Par le divorce, ils perdent les conseils d’un père, les soins d’une mère, chez qui souvent l’amour maternel a survécu dans le naufrage de son honnêteté, ils doivent assister impuissants au dispersement de la famille, qu’un seul de leurs sourires aurait dû garder unie jusque dans la mort.

Mais que nous nous placions en face de la séparation de corps ou en face du divorce, la situation ne vaut guère mieux dans un cas que dans l’autre; bien plus, si la balance doit pencher d’un côté, c’est, sans contredit, en faveur du divorce (1). L'époux séparé, auquel la loi interdit une nouvelle union, restera

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