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cas prévus par la loi, que parle consentement mutuel des parties.
2° En second lieu, par la rupture du lien conjugal, la femme que l’on quitte se trouve dans la vie sociale actuelle, en état d’infériorité réelle, d’autant plus que souvent l’homme possédera la fortune. Outre l'abandon par le divorce, la femme, la plupart du temps, connaîtra la misère.
3 Enfin, ajoutent les adversaires du divorce par volonté unilatérale, par ce mode de rupture, que deviendra une union où l’on se prendrait au gré de son désir et de sa passion et où l’on se quitterait, lorsque les sens auraient été assouvis : famille, enfants, tout cela n’existerait plus, et l’union libre ne tarderait pas à être bientôt en plein épanouissement.
MM. Paul et Victor Margueritte (1), notamment, se sont efforcés de réfuter ces différentes objections :
r° Le mariage, a-t-on dit, est un contrat synallagmatique : pour le former, il fallait être deux, pour le rompre, il doit en être de même. Or, le mariage est un contrat d’une nature spéciale, qui n'engage pas seulement le patrimoine ou partie du patrimoine des contractants, mais qui engage aussi, et surtout, leur personnalité morale et physique. Et dès lors sa résolubilité par la volonté de l’un d’eux s'impose néces-