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que celui-ci. D'un'autre côté, il pénètre peu dans les mers âu Nord, ne dépassant pas la Manche.
Ce poisson habite à peu près constamment la Méditerranée, soit les côtes du midi de la France, ée l'Espagne et de l'Italie, soit celles de l'Afrique, et particulièrement celles de l'Egypte. Il paraît de passage sur certaines parties de l'Océan. On en prend du moins une certaine quantité auprès des rivages à la fin de l'été et au commencement &e l’automne. Il s'en rapproche pour lors pour y âéposer ses œufs, choisissant de préférence les anses où viennent se jeter des ruisseaux ou des rivières peu considérables. Cette espèce, très-vorace, se nourrit d'anguilles et de petits poissons. À la mer elle dévore beautoup äe rougets, et même de muges, et, lorsqu'elle n'y en découvre pas la quantité qui lui est nécessaire, elle va chercher ces derniers jusque äans les étangs, où elle leur fait une guerre cruelle. Les anciens, qui connaissaient les habitudes de cette espèce et la grandeur. de son estomne, avaient rendu sa cruauté célèbre, et lui avaient donné son nom qui la signale.
Cette espèce des eaux douces paraît peu répandue. On la rencontre particulièrement üans le Rhône et ses affluents. L'apron se prend également dans la Saône, le Doubs et l’Alaine. Les pêcheurs de Lyon le connaissent sous le nom de sorcier, Rondäelet a été un des premiers naturalistes qui ait fait conpaitre cette espèce. On assure qu'on le rencontre aussi dans le Rhin et le Danube.
Ce poisson se tient ordinairement au fond de l’eau ; il ne sort de son réduit que pour hager dans la profondeur des rivières où il fait son séjour. Il préfère pour se livrer à la nage les temps froids, et particulièrement les vents du nord et de l'euest, moment nù les autres poissons ne sortent pas de leurs retraites. Cette espèce ne nage, en quelque sorte, qu'en l'absence de toutes les autres.
L'apron paraît frayer en mars, et produire des œufs fort petits d'une couleur blanchâtre.
Ce poisson habite tont le bassin âe la Mé— diterranée, d'où il émigre dans l'Océan, s'avançant assez vers le Nord. Il passe également en Afrique et parvient jusqu'à Madère.
Cette espèce se trouve également dans tonte la Méditerranée ; la femelle s'approche es rivages de cette mer vers le mois d'août, et cela pour y déposer ses œufs sur les galets qui se trouvent ordinairement auprès des côtes.
Quant au labrus anthias, il se trouve dans la
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ORDRES
Lépides.
GENRES ET ESPÈCES
Le corb (sciæna nigra Linn.).
L’ombrine (sciæna cirrhosa Lin.).
La dorade vulgaire (sparus aurata Linn.).
Le canthère ordinaire (sparus cantharus Linn.).
Le pagre ordinaire (sparus argenteus Schneid.).
Le pagel (sparus erythrinus L.).
ÉPOQUES DES PASSAGES DES POISSONS
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plupart des lienx rocaiïlleux des bords de la Méditerranée, où il dépose ses œufs. Nous ignorons si cette espèce se rencontre ailleurs que dans cette mer.
Le corb, très-commun sur toutes les côtes de la Méditerranée, est connu sous les noms de corb ou de corbeau, ainsi que sous celui de vergo ou durdo.On le pêche dans les étangs salés et dansla mer. Il ne paraît pas remonter les fleuves. On le voit approcher au printemps du rivage, où il dépose ses œufs et sa laite sur les galets.
Cette espèce, assez commune sur les côtes de la Méditerranée et dans le midi de la France, se montre également sur celles de l'Espagne et de l'Italie. Elle est connue dans le Midi sous les noms de graine ou de caine.
Cette espèce, nommée dans le midi de la France soquène, se trouve aussi bien dans la Méditerranée que dans l'Océan. Lorsqu'elle grossit, les pêcheurs, qui la nommaiïent dans le jeune âge soquène, la désignent pour lors sous le nom de dorade. C'est dans l'Océan ou dans la Méditerranée, mais non dans les étangs salés, que cette espèce atteint les plus grandes dimensions. Elle y acquiert aussi cette couleur dorée qui la distingue de la soquène.
La dorade vulgaire entre dans les étangs salés au mois de mars. Sa grosseur égale à peine, pour lors, celle d'une lentille. Comme la plupart des poissons qui ont les mêmes habitudes, elle quitte les étangs vers le mois de novembre, et acquiert dans la mer son entier développement. Elle se rassemble aussi en grand nombre vers l'embouchure des rivières ou des fleuves, par suite de l'habitude où elle est de peu abandonner le rivage de la mer.
Aussi cette espèce voyage rarement et ne se livre guère à de grandes migrations.
Le canthère, assez commun dans la Méditerranée, ne paraît pas se trouver dans l'Océan. Il y est connu sous les noms de cantena et de cantheno.
Cette espèce de la Méditerranée semble peu quitter cette mer, où elle vit habituellement en petites troupes.
Ce poisson, connu sur les côtes de la Méditerranée sous les noms de pagel et de pageau, n’approche du rivage que vers le commencement du printemps. Il se tient constamment à d'assez grandes profondeurs des eaux pen-
ORDRES: GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES POISSONS
dant les autres saisons, surtout lors des froids rigoureux. Il habite constamment la Méditerranée, entre peu dans les grands étangs, encore accidentellement et en petit nombre.
Le pagel, qui fréquente les fonds rocailleux, a une chair préférable, son goût est plus délicat que celui des étangs; ce qui du reste est général pour tous les poissons.
Lépides.
Le denté vul-| Le denté, qui acquiert parfois d'assez granœair |des dimensions, habite aussi la Méditerranée. gaire (sparus den Il est connu sur les côtes du midi de la lex Linn.). France, tantôt sous le nom de dentillac, et
tantôt sous celui de marmo. Du reste cette espèce paraît plus commune dans l'Océan que dans la Méditerranée.
Rouget {mullus| Le rouget fréquente de préférence les plabarbatus Linn.). ges rocailleuses des bords de la Méditerranée, et se trouve rarement dans l'Océan. Il demeure dans la première de ces mers pendant la plus grande partie de l’année, à l'exception pourtant de l'hiver. À cette époque il quitte les côtes du midi de la France, pour aller vers des lieux où il trouve une température plus élevée, telles sont celles de l’Afrique.
Cette espèce, recherchée à raison de la délicatesse de sa chair, se rencontre rarement sur les côtes de l'Océan. Elle paraît avoir été l’objet des soins des Romains. On sait quel intérêt ils mettaient à élever les poissons dans des viviers d'eau douce, ou dans de grands réservoirs construits aux bords des mers; ceux-ci étaient généralement alimentés par des eaux salées. On ne comprend pas com— ment les Romaïns, qui construisaient des viviers à grands frais, qui allaient chercher les poissons les plus rares au delà des colonnes d’Hercule et qui occupaient des milliers de bras à en approvisionner la capitale du monde, aient aussi peu avancé l’histoire de ces animaux. On ne peut le concevoir qu’en se rappelant que l'époque à laquelle les vainqueurs du monde se sont livrés à ces soins, commandés par un vain luxe, est aussi celle de la décadence des arts aussi bien que des sciences. Du reste l'observation des faits n'a jamais occupé les savants de Rome an-— tique. Ils se sont pour la plupart bornés plutôt à connaître la science des Grecs qu’à lui faire faire de véritables progrès.
VII, Scorpène ou! Ces deux espèces, connues indifféremment j dans le midi de la France sous les noms de
< ! a Aspidocéphales. ART re scorpène et de rascasse, fréquentent les porcus et scrofa|côtes de la Méditerranée pendant le printemps Linn.). et l'été. Elles se réfugient, dans les autres saisons, vers des mers plus chaudes, ct se
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ORDRES» GENRES ET ESPÈCES. ÉTOQUES DES PASSAGES DES POISSONS
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Aspidocéphales.
rendent pour lors sur les côtes de l'Afrique, Les migrations de ces espèces sont moins étendues vers le Nord que vers le Midi; peutêtre cette circonstance rend lés scorpènes généralement plus rares dans l'Océan que dans la Méditerranée. Aussi ces poissons poussent leurs voyages jusque dans le midi de l'Afrique et s’avancent même jusqu’à Madère.
Les scorpènes habitent tantôt les fonds rocailleux des rivages, et tantôt la haute mer. L'étrangeté de leurs formes leur a fait donner les noms de scorpion et de scorpeno. Quant à la scorpène brune, elle a été nommée particulièrement rascasse ou Tasquasso.
Le grondin
rouge (trigla cauclus Linn.).
Le grondin, connu à Paris sous le nom de rouget, et dans le midi de la France sous celui de çabote, est aussi commun dans l'Océan que dans la Méditerranée. Il à reçu le nom de grondin, ainsi que diverses autres espèces du même genre, à raison des sons sourds qu’il fait entendre quand on le prend. Cette particularité a valu encore à ces poissons les noms de gronaux et de corbeaux, sous lesquels ils sont aussi connus. Quant au nom de cabole qu’on lui donne dans le midi de la France, iltient à la grosseur de sa tête,
Les diverses espèces de grondins paraissent habiter les côtes de l'Océan et de la Méditerranée pendant la plus grande partie de l'année. Ils ne s'en écartent guère que pendant les grands froids, époque à laquelle ils paraissent s’enfoncer dans les profondeurs des mers et s'éloigner de leurs rivages.
Le trigle rude
Le trigle rude (trigla aspera), joli petit (trigla aspera).
poisson d’un beau rouge, est connu sur les côtes du midi de la France sous le nom de cavillone, qui signifie petite cheville. Il se trouve sur toutes les côtes de la Méditerrauée. Cette espèce paraît se livrer à des migrations plus ou moins étendues comme la précédente.
Le malarmat ({rigla catapkhracta Lion.).
Le malarmat’, ou trigle cuirassé (peristedion Lacép.), habite toutes les parties occidentales de la Méditerranée. Cette espèce se tient le plus constamment dans les profon— deurs des eaux. Elle n'approche des côtes que vers le temps du frai ou vers l'équinoxe. Elle y vit solitaire, et se fait remarquer par la rapidité de sa nage.
Le dactyloptère
Le dactyloptère commun ({rigla volitans (trigla volitans L.)
Linu.) est plus fréquent sur les côtes de fa Méditerranée que sur celles de l'Océan, où on le pêche peu. I est connu dans le midi de la France sous Je nom de landole, de rondole, d'aronde, d'arondelle et de rate pen-
ORDRES, GENRES ET ESPÈCES
Aspidocéphales.
La baudroïe ou crapaud de mer (lophius piscatorius Linn.).