‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 49 sur 117 · VI. Hibou scops Rapaces. strix scops Linn · texte numérisé non relu

VI. Hibou scops Rapaces. strix scops Linn

4° Hiboux,

Hibou moyen duc (strixæ otus Linn.).

Hibou grand duc (stwrix bubo Linn.).

Hibou brachyoté (strix brachyotos Temm.).

et en dedans du nid, dont on distinguait trèsbien l'origine, formé de petites boulettes de terre arrondies, tandis que l’opercule était composé de petites portions aplaties placées confusément. Cet opercule avait été formé en dernier lieu par la troupe d'hirondelles qui l'avait produit avec de la terre humide qu'elle avait été chercher dans une mare voisine.

Quant au moineau, on l'y trouva ainsi que ses œufs, mais à peu près complétement desséché.

Le scops est répandu dans un assez grand nombre de contrées de l’Europe où il est de passage, comme, par exemple, dans le midi de la France, où il arrive du 5 au 6 avril. On en voit cependant encore en septembre, mais ces individus, les derniers à passer, sont pour la plupart des jeunes. Cet oiseau niche parmi nous dans les troncs peu élevés des arbres, Ilest sélentaire dans d’autres contrées, tandis qu'il est de passage en Afrique. Ainsi cette espèce nous fournit encore un exemple d’un viseau qui est alternativement sédentaire dans certains lieux, et erratique dans d’autres.

Le moyen duc, très-commun en France, en Allemagne et dans tout le Nord, pousse ses excursions, comme l'espèce précédente, jusqu’en Afrique. Cette espèce fréquente les bois et les buissons du midi de la France, pendant l’automne et l'hiver ; mais, au mois de mars et d'avril, il se retire dans les lieux boisés et montagneux, où il se plaît dans les cavernes des rochers.

Ce hibou ne paraît pas faire de nid ; il dépose ses œufs dans ceux qui ont été abandonnés par d’autres gros oiseaux; c’est du moins ce qu'il pratique ordinairement dans les contrées méridionales.

Ce hibou se trouve dans toute l'Europe, à l'exception pourtant dela Hollande, où il n’a jamais été observé. On le rencontre pourtant Jusqu'au cap de Bonne-Espérance. [l vit sur ‘es rochers escarpés du midi de Ja France; mais l'hiver on le voit souvent dans les bois, les plaines, ainsi qu'aux bords des marais. Il niche habituellement dans les fentes de ro— chers, ou dans de vieux édifices abandonnés, et cela dans tout le midi de la France.

Le brachyote est répandu dans presque toutes les contrées de l'Europe, jusqu'en Sibérie, où il accompagne le lemming dansses excursions. On le trouve fréquemment en Hollande, en septembre et en octobre. Il passe ordinairement dans le midi de la France,

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GENRES ET ESPÈCES

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

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Rapaces.

4° Hihoux.

29 Chouettes.

Chouette (strix Linn.).

Chouette chevêche (strix passerinæ Temm.).

Chouette effraie (strix flammea Linn.).

pendant le dernier de ces deux mois. Il y demeure jusqu’au mois d'avril, époque à laquelle il est fort commun; d’après: de pareilles habitudes, il est facile de saisir que cet oiseau ne doit pas micher dans les contrées méridionales. Il y est donc constamment de passage, et, comme il y renouvelle ses courses avec une certaine régularité, il paraît se rattacher, ainsi que la plupart des hiboux, aux races émigrantes.

La chevêche habite la plus grande partie de l'Europe. Elle est assez commune dans les plaines des contrées méridionales de la France, où elle vit sédentaire. Elle fait sa nourriture de petits oiseaux et même de quelques mammifères. Il paraît qu'elle est également friande de sauterelles et de grillons.

Cette espèce dépose ses œufs dans de vieux édifices, des amas de pierres et les trous des rochers, où elle fait ordinairement son nid.

Leur nombre est de quatre ou de cinq; ses œufs sont arrondis, blanchâtres, ou lavés de roussâtre, avec quelques taches un peu plus foncées.

La chouette effraie habite la plus grande partie de l’ancien continent et de l'Asie, et ne se trouve pas moins dans les deux Amériques. Cette espèce est donc éminemment voyageuse; car il ne faut pas perdre de vue qu'il n'existe pas une seule espèce commune aux deux hémisphères. Donc toutes celles qui, comme la chevêche, se trouvent à la fois dans l’ancien continent et dans le nouveau monde, doivent cette particularité à leurs migrations, qui ont dérangé l'ordre primitif de leur distribution.

Ces migrations ont porté la chouette effraie dans presque toutes les parties de la terre. Il est probable que, par suite de cet instinct impérieux qui presse les oiseaux à se déplacer, cette espèce portera ses tribus jusque dans la Nouvelle-Hollande, où elle deviendra peut-être à la fois sédentaire et émigrante. Du moivs elle a de pareïlles habitudes en Europe, où certains individus sont stationnaires dans les lieux qu'ils ont choisis pour leur demeure ordinaire, tandis que d’autres se livrent à des voyages extrêmement étendus.

Des mœurs aussi différentes sont non-seu— lement propres à la chouette effraie, mais elles caractérisent également une infinité d’autres oiseaux, et même, ainsi que nous le ferons plus tard observer, plusieurs espèces de poissons.

Comme nous avons indiqué avec détail la route que paraît suivre cette espèce dans ses

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VE. N Rapaces.

90 Chouettes.

#5° Busards,

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

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