‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 8 sur 117 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La Société des sciences de Harlem, dont les vues éclairées sont constamment dirigées vers le progrès des connaissances, a proposé un sujet de prix, des plus intéressants, mais dont la solution présente de graves et sérieuses difficultés. Il se rapporte à la question de savoir « quelles peuvent être les causes des migrations ou des passages des poissons et des oiseaux, surtout des espèces qui servent à la nourriture de l’homme, ou à d’autres usages. » Cette question devait être résolue avant le 4°" janvier 4840.

Pour répondre d’une maniére convenable aux dé-

sirs manifestés par cette Société, il nous a paru

De —

nécessaire d’examiner cette question dans toute sa généralité, c'est-à-dire, d'étudier les eauses qui portent les divers animaux à se livrer à des migrations périodiques, migrations qui semblent être pour eux un besoin auquelils ne savent ni ne peuvent résister. Parmi les animaux qui ont de pareilles habitudes, les poissons et les oiseaux sont ceux dont les voyages sont les plus longs et les plus constamment répétés. Ils le doivent peut-être à la facilité que leur donne leur organisation pour franchir de grandes distances. C’est donc chez les oiseaux qu’il paraît convenable d'étudier un phénomène dont la récularité n’est pas une des circonstances les moins remarquables. Ces lésers habitants des airs éclairent les migrations lointaines qu'exécutent aussi les poissons, qui vivent dans un tout autre milieu. Cette supposition est d’autant plus fondée, que l'observation des mœurs des oiseaux est environnée de moins de difficultés que les excursions lointaines des poissons, sur lesquelles nous n'aurons jamais des données bien certaines. Parmi les phénomènes naturels qui se rattachent au retour périodique des saisons, les migrations régulières des oiseaux, comme celles des poissons, méritent tout autant notre attention et notre intérêt que le développement et la floraison des végétaux. L'esprit, occupé de ces passages constants, se demande où vont donc ces oiseaux qui nous quit-

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