‹ Des causes morales et physiques des maladies mentales et de quelques autres affections nerveuses, telles que l'hystérie, la nymphomanie et le satyriasisChapitre 23 sur 33 · D HYSTÉRIE · texte numérisé non relu

D HYSTÉRIE

taire. Elles sapent de fond en comble l’opinion générale; elles placent irrésistiblement dans le cerveau, si je puis m’exprimer ainsi, le siège de l’hystérie.

« Une demoiselle était en proie à un accès » d’hystérie ; la servante de la maison , entrant » dans la chambre au moment où sa maîtresse «fut atteinte de convulsions, tomba aussitôt dans »le même état.» (Alibert, Nouv. élém. de thérap., t. 2, p. 52 .) Je pourrais citer plusieurs exemples analogues; je me borne au fait suivant: Une femme hystérique , au moment de l’accès, était entourée de plusieurs dames ; dès le soir, deux de celles-ci furent affectées de la maladie quelles avaient observée le matin chez leur amie : elles n’avaient pas eu auparavant la moindre atteinte de cette névrose. La communication provient^ dans ce cas, d’une part, du penchant qui nous porte à l’imitation ; de l’autre , de la frayeur que cause un pareil accident. C’est sans doute le spectacle moins effrayant qu’offre l’hystérie qui la rend moins susceptible que l’épilepsie de la contagion produite par l’exemple.

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