CHAPITRE HE
SYMPTOMATOLOGIE
A. Signes fonctionnels.
Nous n'approfondirons pas l'étude des Signes fonctionnels, ni celle des antécédents qui nè comportent rien de particulier et seront, en général, ceux des cavernes pulmonaires tuberculeuses ordinaires.
Le plus souvent les antécédents, soit héréditaires, soit collatéraux, soit personnels nous révéleront des parents atteints de lésions bacillaires plus où moins graves ou chez notre sujet lui-même, des poussées de tuberculose à localisations diverses: péritoine, 6$, poumons par exemple.
Les signes fonctionnels pourront n'être pas frès marqués.
La dyspnée pourra être assez forte après un effort, même «le peu d'importance.
Les points de côlé, qui nous crient la Souffrance de la plévre manqueront rarement et seront parfois assez violents.
L'expecloralion, pourra revêtir dans les cavernes tuber-
culeuses de la base, un caractère un peu particulier, conséquence de la situation de lulcération. Elle sera le plus souvent moins abondante, à cause de la déclivité de la lésion: elle aura les caractères généraux de lexpectoration géodique, mais à cause encore de cette situation basse, elle prendra le plus souvent une odeur fétide, conséquence de la stagnation et du mauvais drainage de notre spélonque.
Nous pourrons rencontrer chez notre cavitaire de la base, tout comme chez les cavitaires du sommet des trounles digestifs plus ou moins marqués, consistant le plus souvent en diarrhées avec selles nombreuses venant encore affaiblir le malade, diarrhée dûe le plus souvent à des ulcérations bacillaires localisées à l'intestin.
Souvent les règles seront suspendues ou devenues presque nulles.
Les sueurs seront généralement abondantes, surtout la nuit, et affaibliront beaucoup le malade. Toutefois, si le malade est soumis à la cure d'air et de repos d’une facon méthodique et intensive, même chez ces cavitaires, ces sueurs si pénibles, si débilitantes, disparaîtront totalement. Nous l'avons pu vérifier, par nous-mêmes, à Longchêne, sous la direction de notre maître, le docteur Cordier, et nous en reparlerons au moment du traitement:
Quant à la fièvre caverneuse chez nos cavitaire basaux, elle n’est pas constante, et bon nombre de cavitaires n’ont qu'une température tout à fait normale, pendant de longues périodes. Tant qu'il se fait de la nécrose et de l'élimination, il y a de la température, mais cette opération terminée, la fièvre tombe. Quant à la fièvre hectique elle serait dûe à des associations microbiennes.