‹ Des Cavernes Tuberculeuses de la Base du Poumon Chez l'Adulte et de leur Diagnostic Clinique en ParticulierChapitre 12 sur 25 · MS D TS · texte numérisé non relu

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Nous voudrions, maintenant, passer en revue tous les signes classiques de la caverne, en montrant avec quelle fréquence relative on les rencontre, et dans quel sens ils se modifient, lorsqu'on les rencontre à la base.

B. Signes physiques.

L'élal général peut S’être conservé assez bon et l’atrophie des muscles thoraciques peut n'être pas très marquée.

La palpalion de la base, nous montrera le plus souvent des vibrations vocales exagérées, à cause de linfiltration tuberculeuse ou de la sclérose qui entoure la caverne, mais pour des géodes de grandes dimensions, elles peuvent être abolies comme pour un pneumothorax, ce qui n'est pas fait, on le conçoit pour faciliter le diagnostic entre ces deux lésions.

La percussion, nous donnera des sens qui pourront être très variés, allant du mat obscur au tympanisme. Sabouin, qui à très bien étudié cette question dans son livre sur « Les Cavernes et Signes caverneux », signale que, très rarement il est vrai, on peut même avoir de lexagération de la sonorité, si l'on a affaire à une caverne usée, c'està-dire une, géode qui en S’agrandissant sans cesse, use ee qui reste de parenchyme entre la cavité et la surface pleurale, provoquant une adhérence parfaite, entre les deux feuillets.

Nous tenons à signaler que, au cours de plusieurs de nos observations de cavernes de la base, chez nos malades de Longchêne nous avons trouvé un signe à la percussion sur lequel on n’a guère insisté jusqu’à présent. En percutant ces malades au nivéau de leur spélonque vers le neu-

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vième et dixième espace intercostal, nous avons obtenu un bruit de pôt fêlé très nel.

A lauscullation, les cavernes de la base, présenteront comme les autres cavernes tuberculeuses localisées au sommet un souffie, dont le timbre pourra être très variable, allant du souffle tubaire dans les cavernes moyenues, au souffle amphorique, dans les grandes spélonques, et même au souffle amphoro-métallique quand la perte de substance parenchymateuse est énorme. Il semble que ce dernier timbre de souffle soit fourni par les cavernes usées, dont parle Sabourin. Cette caverne, ditl, si elle est d'un calibre notable, <e trouve directement sous Poreille et peut simuler à s’y méprendre un pneumotherax partiel, diagnostic difficile, comme nous le verrons tout à l'heure.

Les râles caverneux, sont plus ou moins abondants, plus où moins gros, pouvant se présenter sous la forme de gargouillements. Dans certaines spélonques, les râles prennent un timbre nettement métallique, et Sabourim dit même que dans certaines cavernes volumineuses, superficielles, on peut avoir un léger clapotement, imitant un peu la succession hippocratique du pneumothorax.

Nous trouverons très souvent aussi un retentissement très exagéré de Ia voix et de la toux, qui peut éclater sous l'oreille et devenir déchirante.

Nous avons gardé comme dernier symptôme, l’un des plus importants, des plus fidèles et qui vient confirmer ou détruire le faisceau de preuves établi par l’observateur, en faveur de l'existence d’une ulcération tuberculeuse de la base, nous voulons parler de l’examen aux rayons X. L'examen du malade à Fécran, dans le cas de géode de la

base, nous montrera une zone claire, de forme variable, et tout autour, une zone plus sombre ; la partie claire représente la perte de substance du parenchyme, ja partie sombre la coque fibreuse péricaverneuse, mais l’examen radioscopique lui-même peut ne pas trancher la difficulté du diagnostic, car il peut être rendu négatif, par une coque pleurale très épaisse, qui donne une ombre généralisée, venant masquer le poumon et ses lésions, à la façon d'un écran.

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