‹ Des Cavernes Tuberculeuses de la Base du Poumon Chez l'Adulte et de leur Diagnostic Clinique en ParticulierChapitre 15 sur 25 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Madame B.., 47 ans, dévideuse.

Entrée à Lonchêne, le 6 août 1919.

Rien au point devue antécédents héréditaires.

Quatre enfants en bonne santé.

N'a jamais été malade avant 1916 .Le début de l'affection actuelle, qui remonte à cette date, s’est fait par de la toux ; l'appétit a promptement diminué. Depuis cette date, elle aurait perdu de 20 kilogs. L'évolution à procédé d’une façon progressive, sans phase aigüe, sans séjour à l'hôpital ,durant ces trois ans, avec cependant trois hémoptysies en novembre 1918, avril et mai 1919. L'interrogatoire de la malade est rendu très difficile par une surdité très accentuée

A l'entrée, on note une dizaine de quintes par jour et comme expectoration 1/4 de crachoir, de crachats purulents : nummulaires. La: dyspnée est assez marquée, mais elle peut être dûe en partie à une insuffisance mitrale, dont est atteinte la malade. Pas de sueurs nocturnes. L’appétit est revenu, les digestions sont bonnes. Les règles sont supprimées depuis un an. Point de côté à gauche. Volumineux disque d’albumine.

A l’'eramen. Dans la fosse sus-épineuse droite, la respiration est très légèrement soufflante et l’on entend quelques craquements.

Dans la fosse sus-épineuse gauche, on à de la matité superficielle et profonde, une respiration très soufflante, à la partie

MTS

externe, Fexpiration à un timbre métallique. De nombreux râles humides, un peu de bronchophonie.

Dans la fosse sous-épineuse, on à également de la matité superficielle et profonde, avec une respiration très soufflante, et une expiration à timbre amphorique, avec de nombreux râles à timbre métallique.

A la base, on a un brüit de pot têlé très net, avec une grosse exagération des vibrations à la palpation. A lauscultation on ehtend un souffle caverneux intense, de nombreux râles métalliques et des gargouillements. Eclat déchirant de la voix et de la toux. Il n'y à pas de succussion, le signe du sou est négatif.

Dans la fosse sus-clâviculaire gauche matité, respiration soufflante, quelques craquements. Dans la fosse sous-claviculaire, respiration soufflante, surtout dans les deuxièmes et troisièmes espaces, où les signes géodiques apparaissent intenses.

Cœur. Pointe dans-le cinquième espace sans déviation, arythmie légère ; insuffisance initrale. Tension 14.0 - 7,5. Glandos endocrines : rien à signaler.

En Somme, lé poumon droit est peu atteint.

Le gauche, semble être le siège d'un processus géodique très large, surtout basal, car au sommet, les signes de caverne quoique certains ne sont point aussi intenses qu'à la base.

10 acüt 1919. La malade fait une poussée d'hyposystolie avec dysphée forte, cyanose du visage, arythmie et tachycardie prononcées. Elle se remet par la digitaline.

15 août 1919. Les signes sthétoscopiques pulmonaires n'ont pas varié sensiblement et affectent la même intensité à la base.

Dans la fosse sus-épineuse gauche, on à toujours un souffle, mais lointain et un peu voilé.

Au sommet droit, les craquements entendus, ne le sont plus aujourd'hui. La respiration est simplement un peu soufflante dans la partie interne de cette fosse sous-épineuse.

L'examen radioscopique, ne permet pas de voir l’état du poumon, à cause de l’opacité totale et complète du côté gauche, dûe à la symphyse pleurale. Immédiatement audesspus de la clavicule, cependant, et dans sa partie moyenne. on à une zone claire. On ne voit ni les contours du cœur, ni le diaphragme. A droite, grisaille d’une grande partie du lobe supérieur.

En somme, cette malade qui présente les signes d'une énorme spélonque de la base, ne laisse pas voir à la base, à cause de la symphyse pleurale, cette géode. De plus nous signalerons chez elle, ia netteté du pôt fêlé, et aussi le timbre métallique des râles, mais avec des vibrations vocales très exagérées à la palpation. Nous touchons donc ici du doigt l'importance de la symphyse pleurale qui jette un voile sur l’anage pulmonaire aux rayons X, et cette géode de par l'intensité de ses signes sthistoscopiques doit être une « caverne usée », énorme comme les appelle Sabourin.

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