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faciale a duré 3 mois. En octobre 1931, guérison com
plète, maintenue.
6° T'ype : Cas comportant une atteinte du sympathique.
Il était difficile de comprendre une atteinte nerveuse périphérique sans troubles sympathiques résultant de l’atieinte des filets végétatifs contenus
dans les nerfs mixtes.
La sudation, la cyanose des exirémités, sont notées dans plusieurs observations, en particulier au cours de l’épidémie de Lille (David, Dekester, Chavany et Thiebaut sont frappés, dans deux observations, par l’intensité des phénomènes sudoraux des extrémités) ; même observation dans le cas de Thomas et Rendu, qui ne comportaii pas des modifications des réflexes pilomoteurs.
Ces troubles sympathiques s’individualisent au plus haut point dans les trois observations de Fragnito où ils s’objectivent nettement par un proies me sympathique cervical.
T° Type : Cas comportant une hypertrophie
des nerfs atteints.
Dans toutes les observations sont mentionnées des.
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douleurs à l’élongation des nerfs, à la pression des nerfs et des masses musculaires; c’étaient là signes » : 9 . A e importants d'atteinte des nerfs eux-mêmes, mais
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‘on pouvait nier qu le fussent absolument caractéristiques, comme on verra plus loin; aussi il nous a paru particulièrement intéressant de dire qu’il y a.des cas où la lésion des nerfs périphériques s’objective, non plus seulement par la douleur à la pression et à l’ élongation, mais par l’hypertrophie palpable et frappante des nerfs habituellement ac- cessibles des membres inférieurs (troncs du sciatique, sciatique poplité externe).
7° Type : Forme pseudo-myopathique.
Il s’agit d’une forme topographique des polyné- vrites infectieuses, caractérisée par la localisation
prédominante des troubles moteurs dans le domaine des muscles des ceintures scapulaires et pelviennes, du tronc, de l’abdomen et du cou. Bériel, depuis 1926, insiste sur ces formes. :
- Les muscles le plus souvent atteints paraissent être ceux de la ceinture pelvienne et de la partie inférieure du ironc. Après des circonstances de début habituelles, les troubles suivants sont observés : le sujet peut se tenir debout, les jambes écartées, très instable; de profil, on remarque un degré variable de lordose; il se dandine en marchant; à genoux, les mains au sol, il ne peut se relever qu’en € grimpant » le long de ses cuisses. Couché, il ne peut soulever le talon au-dessus du lit sans plier le genou alors que les mouvements du pied, des orteils sont parfaitement conservés; il ne peut
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s’asseoir, sinon en s’aidant de ses membres supé-
rieurs.
Les troubles paralytiques peuvent en rester là ou
s'étendre à la ceinture scapulaire; les bras sont
alors collés au corps, ne peuvent être étendus, ni projetés en avant ou en arrière; et cependant la
main et les doigts restent capables de mouvements.
Si le cou se paralyse, la tête n’est plus soutenue et elle tombe, le menton contre la poitrine.
Ces paralysies du tronc et des ceintures peuvent
aussi, au cours d’un évolution extensive, atteindre les extrémités, mais il est rare que les doigts, les
orteils ne conservent pas encore un reliquat de leur mobilité.
Les masses musculaires intéressées sont molles
au palper, mais l’atrophie reste discrète (Bériel).
On doit insister avec Bériel sur l’absence de troubles sensitifs, tant subjectifs qu’objectifs, sur l’absence habituelle de tout signe viscéral ou infec-
tieux. Ils peuvent cependant exister (Eschbach).
Les réflexes eux-mêmes peuvent ne disparaître que
très tardivement (Bériel).
L’évolution est le plus caractéristique des traits
de ces pseudo-myopathies; comme dans lés autres
formes de polynévrites, elle passe par une période
de progression rapide, puis de lente régression ;
cette régression a été complète dans tous les cas
entre un mois et dix-huit mois. En voici un cas ob-
servé par MM. Riser et Planques :
Pseudomyopathies par névraxite primitive non suppu- = SO EP es HE SUR: ‘
rée 3 Un garçon de 15 ans présente un épisode subfébrile de quelques jours, avec fourmiliements et parésie des extré- - mités, sans aucun signe d'accompagnement ; pas de diphtérie. Au bout d’une semaine, les paralysies et l’atrophie se localisent aux muscles des ceintures scapulaires et pelviennes ; abohtion de tous les rétiexes tendineux; pas de k troubles de la sensibilité, face et nerfs craniens indemnes, fibriliations menues, rares, mais nettes, des deltoïdes, irapèzes et biceps; quelques semaines après le début, pupille droite très dilatée, réaction lente (pupille tonique). Liquide C.R.: albumine: 0 gr. 40, lymphos, 30 par mm3, sucre : 0,75, chlorures 7 gr. 10. Réaction du benjoin et de Wassermann : négatives. Sang : Wassermann : négatif.
Pendant six mois, progression de l’atrophie des muscles des ceintures scapulaires et pelviennes avec minime hypoexcitabilité galvanofaradique; le malade a l'aspect d’un myopathique banal sans hypertrophie.
Les avant-bras, jambes et extrémités sont indemnes.
À partir du & mois, amélioration spontanée et rapide à tel point qu’un an après le début, l’atrophie a beaucoup régressé, les muscles des membres supérieurs ont reparu; les pupilles sont normales, le liquide C. R. normal. -
La guérison est complète au 18° mois et s’est maintenue.
Il n’y a aucune raison d’incriminer l’encéphalite épidémique ni la syphilis, encore moins une banale polyomyélite.
Dans quelques cas la paralysie tout en étant gé-
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néralisée, prédomine à la racine des membres (Vedel). | nes | ave Cette forme pseudo-myopathique est intéressante à plusieurs titres : d’abord elle paraît propre, dans sa distribution, aux polynévrites infectieuses ; son pronostic semble bénin; ensuite, comme elle ne s’accompagne que de signes nerveux très discrets et que son expression est surtout museulaire, le diagnostic en devient difficile avec les
myopathies véritables.
Enfin, au point de vue doctrinal, elle nous montre un cas où il est difficile de discriminer une atteinte nerveuse d’une atteinte musculaire, parce qu'il existe probablement une altération de l’un et
de l’autre.