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b) “L'encéphalite épidémique atteint indiscutablement dans certains cas le neurone périphérique. On connaît, en particulier, les formes algomyo- cloniques de Sicard. Beaucoup d’autres auteurs, à la suite de Cruchet et Verger, Bériel et Device, attribuent les celiulo-névrites totales en particulier, à l’encéphalite (formes basses). Ils se baseni sur l’existence, assez fréquente, de myoclonies, diplopie, somnolence, l’existence de lésions médullaires discrètes dans des cas d’encéphalites incontestables et inversement; enfin sur le Porckinsonisme qui a suivi; cette dernière éventualité est tout à fait rare (3 obs. sur plusieurs centaines de cas de cellulo-névrite).
Est-il utile de rappeler la fréquence 1 paralysies des nerfs craniens dans l’encéphalite? On l’a souvent invoquée et rien n’est plus légitime lors-
qu’il existe d’autres signes mésocéphaliques. Rien, ou presque rien, ne nous permet d’incriminer fréquemment l’encéphalite.
On ne saurait nier en bloc les formes périphériques de l’encéphalite et certains cas de cellulonévrites primitives aiguës paraissent s’y rattacher d’une manière certaine. Mais c’est là une rare exception. Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune raison pour enfermer dans ce cadre, la très grande majorité des cellulo-névrites. :
c) La sclérose en plaques aiguë, fébrile ne saurait en aucun cas être confondue avec les trois formes de cellulo-névrites décrites.
d) Nous avons vu combien certaines “réactions méningées pouvaient être vives, à ious égards. Et, dans plusieurs cas, le diagnostic avec des méningites tuberculeuses n’a été formellement établi qu’après plusieurs jours. Il importe extrêmement de connaître l’exisience des paralysies aiguës des nerfs craniens, primitives, fébriles, avec réaction méningée et curables. Leur début est bien rarement précédé de prodromes habituels dans la méningite . tuberculeuse; il est plus brutal; l’obnubilation est bien moindre, la conservation d’un bon état général et psychique contraste avec l'intensité des phénomènes méningés. À
‘Si c’est nécessaire, on fera plusieurs ponctions lombaires comparatives et dans les formes méningées de cellulo-névrites, sucre et sel demeureront peu modifiés; on recherchera aussi le B. K.
C’est encore la tuberculose qu’il faut songer à éliminer avant de parler de cellulo-névrites primitives périphériques ou radiculaires. On connaît les poussées radiculalgiques aiguës, avec lymphocytose fébricule qui précèdent souvent le mal de Pott déclaré; elles se complètent fréquemment d’une atteinte tronculaire périphérique, à type sciatalgique. La radiographie ne met pas toujours en évidence une lésion précise, il s’en faut; l’étude des antécédents sera toujours fondamentale; montrant le caractère subaigu, PEGRRSRE de troubles généraux et neurologiques.
e) La neuromélitococcie dont Roger a décrit par-
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- faïtement |” uns peut constituer une cause d’er-
reur étioiogique ei pronosiique évidente, surtout dans les régions méridionales. En eïtei, un syn-
7 drome méningo-radiculo-févritique est souveni réalisé par la maladie, intéressant ies membres 1n- férieurs suriout, mais aussi les neris craniens, et parfois même l’encéphale; ii s’agit bien de mé-
bingo - -celiulo- -névrites, mais spécifiques des brucel-
- loses.
Dans le cas assez rare où elles surviennent au dé-
but de la maladie, leur diagnostic étiologique n’apparaît pas toujours. il faut y songer systématiquement et faire pratiquer les épreuves de laboratoire
bien connues, particulièrement précieuses à partir du quinzième jour de la maladie.
f) Le zona est susceptible de déterminer des paralysies des nerfs craniens, particulièrement de la VIT paire, isolément ou avec participation méningoradiculo-polynévritique des membres. L’éruption peut passer inaperçue quand elle siège uniquement dans la conque; cependant de minimes cicatrices, les douleurs ont un grand intérêt rétrospectif.
g) La diphtérie doit toujours être soupçonnée; au cours d’une angine reconnue où ignorée, l’atteinte du facial (quelquefois double), celle des muscles oculaires extrinsèques est toujours secondaire à celle du voile et de l’accommodation. Mais dans le
corysa diphtérique, dans ce cas seulement, la pa-
ralysie faciale peut être primitive aux deux localisations précédentes. Il ne faut donc négliger ni les
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ensemencements répétés, ni la réaction de Schick.
h) Les oreillons : Ne peuvent, à l’heure actuelle, être identifiés qu’à l’ apparition des parotidites; ils peuvent donner des paralysies de la IX', VI, VI et VII paires, indépendamment des celiulo- névrites à type polynévritique qu’ils peuvent, d’autre ie part, entraîner au niveau des membres.
i) Le botutisme : Les accidénts débutent par une paralysie de l’accommodation; puis les réflexesiriens disparaissent, avec mydriase paralytique. Les muscles intrinsèques se prennent alors, puis les autres nerfs craniens. Dans les cas graves, iles bras, les jambes, le cou, les muscies abdominaux deviennent le siège de paralysies flasques. L’ensembie évolue avec relativement peu de fièvre, quelquefois pas du tout, et succède à |? ous . heures aupara- | vant, de conserves avariées.
B) Les phénomènes généraux manqueni
Le diagnostic d’une infection neurotrope est loin d’être immédiatement évident devant une polynévrite, une méningo-radiculite aiguë, une paralysie rapide d’un ou plusieurs nerfs craniens, lorsque les phénomènes généraux manquent complètement même si le liquide C. R. présente quelques modifications, ce qui d’ailleurs n’est pas constant.
a) Il faudra évidemment éliminer les polyrévri- : tes toxiques exogènes (saturniques, alcooliques, arsenicales) qui peuvent faire figure de polynévrites
en Iles infectieuses, avec épidémies familiales. On se souviendra que dans ce cas également, le neurone tout | entier est atieint ei qu'une réaction méningée n'est pas exceptionnelle. Cependant une enquête, les signes d’accompagnement -hépato-rénaux, les examens de laboratoire, permettront le diagnostic.
Les polynévrites saturniques sont devenues rares aujourd’hui; elles se caractérisent par la paralysie radiale dissociée; elles peuvent atteindre Les muscles péroniers, mais seulement secondairement à l'atteinte du membre supérieur. La notion de profession, les signes d'intoxication saturnine (liséré de Burton, coliques de plomb, néphrite, anémie avec hématies granuleuses) aident à les reconnai- He | e
Les polynévrites alcooliques peuvent être brutales, extensives, fébriles même; leur cause est souvent dissimulée; elles peuvent présenter un certain degré d’albuminose rachidienne. Les signes différentiels valables sont les suivants : l’âge des malades, la constatation de signes d’imprégnation alcoo- Hique (subictère, urobilinurie, cirrhose), les troubles psychiques (hallucinations, amnésies, idées délirantes) très fréquents ici et au contraire exceptionnels dans- les cellulo-névrites primitives. La prédominance constante des paralysies alcooliques aux extrémités, les troubles sensitifs très marqués s’associant à ces paralysies, la rareté de l’atieinte, cependant possible, des nerfs craniens et des sphincters, l’évolution rapide vers les rétractions fibro-
tendineuses, tout cela ne laisse aucun doute sur la
nature alcoolique de ces polynévrites.
Quant aux polynévrites arsenicales, leur diagnosüuc est facile, en général, si l’on y pense. Leur dé-
but est lent et insidieux; les paralysies frappent ÿ
irés éleciivement les exirémités; elles atteignent les pédieux, le groupe antéro-externe des muscles de la jambe, entraînant le steppage; aux membres supérieurs, elles intéressent principalement les muscles de {a main. Le diagnostic ne devient difficile que dans des cas particuliers où la simultanéité d’aiteinie des membres d’une même famille peui en imposer pour une contagion. Les troubles nerveux peuvent débuter brusquement et évoluer vite et durement. Le cas suivant en est la preuve : Malade L..., est morte en 10 jours d’un syndrome de Landry, avec paralysie des VI° paires et pto-. sis à gauche et ensuite syndrome terminal bulbaire. Elle avait dans son liquide 7 cellules et 1 gr. d’albumine. Benjoin 00000, et cependant il s’agissait d’une névrite arsenicale; toute la famille, à peu près, a été atteinte à la suite de l’ingestion d’un mauvais vin. Îl s’agit bien dans ce cas de névrite toxique; à moins de supposer une minime polynévrite par intoxication, ayant servi de point d’appel à un grand syndrome de Landry par germe neurotrope, ce qui est peu probable. Aussi faut-il accorder une minutieuse attention aux circonstances d’apparition, aux troubles digestifs (vomissements,
diarrhée) préalables, aux éruptions érythémato-
- vésicuieuses apparaissant aux bras, aux coudes et a la racine des cuisses.
b) La syphilis est, classiquemeni, une des grandes pourvoyeuses de paralysies plus ou moins dénoncées des nerfs craniens et de radiculites. li n’en est certainement plus ainsi à l’heure actuelle; ia irès grande majorité des malades qui nous occupeni, ne sont pas des spécifiques. La précipitation du benjoin colloïdal n’est naturellement pas un argumeni puisqu'elle s’observe dans tous les processus infec- tieux. En cas de doute, un traitement par le cyanure ou le sulfarsénol ne sera pas contre-indiqué; mais on ne fera le diagnostic de syphilis que s’il est appuyé sur un ensemble de constatations clini-
ques et humorales précises.
c) On doit toujours penser à une compression possible des racines et des funicules au niveau des
trous de conjugaison, par les agents habituels, tuberculose et cancers osseux, compressions extradurales par tumeurs de toute nature, ou intra-durales par tumeur ou arachnoïdite, lorsque les phénomènes douloureux durent. Dans la très grande majorité des cas, le tableau clinique n’a pas la brutalité des radiculites infectieuses primitives et ne tourne pas court. Il ne peut prendre l’aspect des cellulo-névrites totales, évidemment.
Les examens radiographiques, l’exploration rachidienne manométrique, seront, s’il le faut, mis en œuvre. |
Dans les lumbarthries, le rhumatisme vertébral,
l’unilatéralité des sciatiques et cervico- -brachialites, les signes de funiculite mis en évidence par Sicard et Forestier, l’absence d’atrophie rapide, de troubles objectifs de la sensibilité, rendront facile le diagnostic avec les cellulo-névrites totales et les radiculites infectieuses aiguës. Se
d) Enfin, quand il s’agit d’atteintes be de.
nerfs craniens, on doit, avant tout, éliminer la possibilité de lésions bulbaires par artérite, de sclérose en plaques monosymptomatique, d’otites latentes ou refroidies, de sinusites, de syndromes d’hypertension cranienne (VI païre surtout) de lésion de la base du crâne.
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