‹ Des cérémonies du Sacre ou recherches hist. s.l. moeursChapitre 26 sur 36 · DE LA COMMUNION ET DU BAISBR DE PAIX · texte numérisé non relu

DE LA COMMUNION ET DU BAISBR DE PAIX

haiser aux fidèles de son temps', ce qui ne veut pas dire, pourtant, que le baiser réel fût déjà défendu ou généralement négligé \

Il est certain que cet usage s^est maintenu parmi les clercs long-temps après avoir été in-^ terdit aux laïques , et qu^il n^a cessé dVtre commun à toutes les classes de la société, qu^au commen-^ cément du treizième siècle , époque à laquelle les cérémonies du sacre étaient déjà réglées^. Nous avons aussi des preuves que les personnes royales se faisaient un devoir de leur soumission à cette pieuse coutume , et qu^elles y persévérèrent au milieu du plus grand relâchement des fidèles. Je nVn rappellerai qu^un exemple. Du Gange rapporte que la reine Blanche, épouse de Louis YIII, don-

ceyoir le pain de Teuclianstie , qui , n'étant autre que du pain commun, formait un volume plus ou moins considérable. C'étaient de yéritables plats , au milieu desquels s'élevait ui^ petite croix, pour empêcher que le voile dont on les recouvrait ne s'affaissât sur le pain consacré. — PaulY interdit aux laïques le baiser de la patène, mais cette défense n'a pas été maintenue.

' La première moitié du troisième siècle.

* « Circuroferatur patena pacis inter fidèles , praeterquam

• tamen iriter aulicos , quos unanimes esse et pacificos non

• sinit ambitio. » (Terlul. L. de Ora^.) Pensée véritablement belle, parce qu'elle est parfaitement juste.

' L'interdiction du baiser de paix (^osculum pacis^ par divers synodes et constitutions provinciales de i a3o à i a5o,prouve que ce baiser était encore d'un usage commun dans le trei- »ème siècle.

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nant le baiser de paix, selon Tusage, embrassa une concubine qu^elle prit poiu- la femme légitime de Tun des assistans : ayant reconnu son erreur» elle se plaignit au roi de runiformitc d'^habillemens et de parure qui Tavait trompée; el c^est alors quHl fut fait défense aux femmes de mauvaise vie de porter le manteau , signe distinctif des femmes mariées.

Nous regarderons donc le baiser de paix comme une des cérémonies puisées dans les communes pratiques du temps où' la solennité de Tinauguration fut soumise à des formes régulières el constantes.

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