‹ Des cérémonies du Sacre ou recherches hist. s.l. moeursChapitre 9 sur 36 · KNTKBIS DB6 BOIS. IO · texte numérisé non relu

KNTKBIS DB6 BOIS. IO

dont brillaient le« egkttées royales. Le aeiUiinent refléchi des conyenunces et Fesprit de discerne» ment en â:;artèrent, peu à peu^ tout ce que ré» prouvaient la religion ^ la morale et le bon sens, Catherine de Médicis y élevée à Técole des beaux-

porU les pl^3 essentiels entra le souverain et ses sujets y c'est vers cette adminùtration que se taumeront nos premiers soins et notre première étude» Nous étant lait rendre compte 4a Fétat actuel des recettes et des dépenses , nous avons yu avee plabir qu'il j avait des fonds certains pour le paiement exact des arrérages et intérêts promis et des rembpiirsemens annoncés; et considérant ces engagemens comme une dette do l'État, et les créances qui les représentent comme une pro« priété au rang de toutes celles qui sont confiées à notre pfo<tection^ nous crojons de notre premier devoir d'^ assurer le paiement exact.- Après avoir ainsi pourvu à la sAreté deê créanciers de TÉtat, et eonsaeré les principes de justice qui feront la base de notr» règne 9 nous devons nous occuper d# soulager nos peuples da poids des impositions ) mais ne pouvant j parvenir que par l'ordre et l'économie y les fruits qui doivent en résulter ne sont pas l'ouvrage d'un moment y et nous aimons mieux jouir plus tard de la satisfaction de nos sujets , que de les éblouir par des soulagemens dont nous n*aurions pas assuré la stabilité. Il est des dépenses nécessaires qu'il faut concilier avec r4Mtlre et la sûreté de nos États : il en est qui dérivent de libéralités susceptibles y peut-être y de modération , mais qui ont acquis des droits dans l'ordre de la justice par une longue possession y et qui dès-lors ne pi)^sentent que des économies graduelies; il est, enfin y des dépenses qui tiennent à notre personne et au faste de notre cour ; sur celles-là, ne pouvant suivre trop promptementlesmouvemens

i08 CERÉMONIBS DU SACRE.

arts^ j substitua rélégance et la délicatesse à la confusion et au mauvais choix, l^e luxe j déploya de nouvelles richesses, Timagination de nouveaux prestiges, le génie de nouveaux chefs-d^œuvre ^

de notre cœur^ nous nous occupons déjà des moyens de les réduire à des bornes convenables. De teb sacrifices ne nous coiiteront rien, dès qu* ils. pourront tourner au d^ulagement de nos sujets ; leur bonheur fera notre gloire, et le bien que notis pourrons leur Ceiire sera la plus douce récompense de nos soins et de nos travaux. Voulant que cet édit , le premier émané de notre autorité , porte Tempreinte de ces dispositions , et soit comme le gage de nos intentions , nous nous proposons de dispenser nos sujets du droit qui nous est dû à cause de notre avènement à la couronne ; c*est assez pour eux d^avoir à regretter un roi plein de bonté , éclairé par Texpérience d'un Idng règne , respecté dans TEurope par sa modération , son amour pour la paix et sa fidélité dans les traités. A ces causes, de Tavis de notre conseil, et de notre certaine science^ pleine puissance et autorité royale ; nous avons par le présent édit perpétuel et irrévocable , dit, statué et ordonné , .etc

Abt. I*'.

Abt. II.

» Faisons remise à nos sujets du produit du droit qui nous

appartient à^ cause de notre avènement à la couronne ; le

fond du droit rèseivé, comme domanial et incessible, pour en

être usé par nos successeurs rois , ainsi qu*ils Le jugeront

convenable , etc »

( Édit donné à la Muette, au mois de mai < 774 > re§^st, au pari, le d^^y où l'on voit que le droit n'a été que remis , et non point aboli.

ENTRBES DBS ROIS. IO9

jusqu^à ce quVnfin un godt plus sûr et une magnificence digne des plus beaux siècles , imprimèrent à ces spectacles Je caractère de majesté et de yéritable grandeur qui distingue les entrées de nos derniers rois' . .

Après 'la cérémonie de Fintronisation , que termine le f^iuat Rex m.œiemumjles oiseleurs lâchent du haut du jubé un grand nombre de petits oiseaux chanteurs, comme un emblème de Feffusion des grâces du souverain sur son peuple, et de la sage liberté qu^il lui assure \

Cet usage, dont il n^est pas question dans les anciens formulaires, paraît emprunté de ce qui se pratiquait autrefois à l'entrée des rois et des reines de France. Les marchands d'*oiseaux établis siir le Pont-au-Change avec la permission de Fautorilé., étaient tenus à^en lâcher deux cents douzaines de diverses espèces , lorsque le roi passait, « pour ce (|u^ils ont sur ledit pont, lieu et place » à jour de festes pour vendre lesdits oiseaux. » Cest la raison qu'en donne Jean de Troyes '. La liberté rendue à ces innocentes victimes de

* Vojez les sacres de Louis XIV , Louis XV et Louis XVL

* Tant il estvr^^, suivant les propres termes du procès-verbal du sacre de Louis XVI, « que jamais les hommes ne » sont plus véritablement libres que sons le règne d*un prince » éclairé et juste. »

' Chronique scand. , p. ao , sur l'entrée de Louis XI.

ftftO GKRiHOlflBS DU BACHE.

nos plaisirs liMtait cpie Timage et le prélude des grâces qui allaient se répandre sur des êtres plus coupables ) sans doute, mais dont le sort pouvait seul intéresser le cœur du monarque i je veux parler de la délivrance des prisonniers } mais nous examinerons séparément cette matière, qui paraît susceptible de quelques développemens.

DELIYRANCB DBS PKISONXiBRS. lil

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