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peùvënt servir après une coction prolongée, et nourrir sans le moindre danger.
Comme c’est dans la partie où se forment les bourgeons séminiformes, les lames ouïes tubes de la partie inférieure, que réside le principe vénéneux des Champignons , on peut, selon Bosc, rendre tous les Agarics et les Bolets salubres, en leur enlevant cette partie qui, en général, se détache très-facilement. C’est ce qu’on pratique dans beaucoup de lieux , et ce qu’on y appelle faire le foin , en comparant cette opération à celle analogue qui a lieu sur les artichauts.
J’ai déjà dit, mais je répète encore que les Champignons , même ceux comestibles, deviennent dangereux lorsqu’ils sont vieux, ou par la nature du lieu où ils croissent, ou par le suc dont ils se nourrissent, ou enfin par le voisinage de ceux qui se pourrissent, ou de ceux qui sont par hasard empoisonnés. C’est pourquoi les mêmes Champignons ne sont pas funestes dans tous les pays; Les Russes mangent les Champignons les plus vénéneux $ même ceux, dit Valmont Bomare, dont on se sert pour tuer les mouches $ mais ils ont la précaution de les faire d’abord macérer dans du vinaigre, qui détruit le principe délétère el le dissout, ou de les faire bouillir dans de l’eau, pour obtenir le même résultat 5 puis ils les font égoutter et les pressent dans un linge qui en absorbe l’humidité superflue* On conçoit qu’en pareil état le meilleur Champignon ne serait plus propre à flatter le palais de nos gourmets. Eh bien ! ces moyens sont le plus souvent insuffisans pour neutraliser ou absorber le principe délétère, car ces pauvres gens éprouvent souvent ttne espèce d’ivresse douloureuse, accompagnée d’anxiétés
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préeordiales , qui annoncent une digestion lente et laborieuse.