‹ Des champignons comestibles, suspects et vénéneuxChapitre 38 sur 90 · XXXVII · texte numérisé non relu

XXXVII

8°. Que presque tous les Champignons à suc laiteux contiennent un principe plus ou moins âcre qui compromet toujours les fonctions digestives.

g°. Qu’il est faux de dire qu’un Champignon qui se pèle facilement n’est pas vénéneux.

io°. Que tout Champignon dont la couleur change après être écrasé est pernicieux, surtout s’il donne un suc visqueux qui noircit la lame d’un couteau sans altérer la couleur du papier bleu.

ii°. Que la sensation âcre et brûlante qu’occasione la mastication d’un Champignon cru que Ton veut éprouver, est un signe certain de son principe vénéneux.

12 °. Que souvent même un Champignon insipide à la langue peut néanmoins renfermer un poison mortel.

i3°. Qu’un Champignon attaqué et rongé par les limaces n’en est pas moins vénéneux, ce qui fait mentir le proverbe, quon peut manger impunément les espèces attaquées par les insectes .

i4 9 . Qu’il est plus prudent de ne pas manger certains Champignons comestibles accommodés de la veille , ou même depuis plusieurs heures , quel que soit le vase dans lequel ils aient été conservés. Palisot de Beauvois cite à cet égard l’empoisonnement d’un jardinier trèsinstruit, qui ne laisse aucun doute sur le danger que l’on court en mangeant de ce mets réchauffé.

i5°. Que tel Champignon vénéneux ne diffère du comestible que par la couleur générale ou partielle, ou par des caractères minutieux à examiner , et qui paraissent même insignifians. Par exemple, dans Y Oronge vraie (pl. i , fig. i re ), espèce exquise à manger, les lames sont jaunes, tandis que dans la fausse Oronge

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