XLVI
2°. Faire usage de boissons adoucissantes, et de la* vemens gommeux et opiacés, ou dune forte décoction de têtes de pavot.
3 °. Ne recourir aux acides et à l’eau vinaigrée (oxicrat), que dans le cas où il n’y aurait plus de symptômes d’irritation.
4 °. S’il survenait un assoupissement profond, qu’on appelle narcotisme, donnez au malade une forte infusion excitante , telle que celle du café, l’éther sulfurique, l’acétate d’ammoniaque, etc:
Il eût été possible d’augmenter le nombre des espèces que j’ai décrites, mais l’ouvrage eût été plus compliqué, plus volumineux, et d’un prix beaucoup plus élevé 5 d’ailleurs les espèces que j’aurais pu ajouter se rencontrent rarement, ou en raison de leur petitesse, de leur ténuité, comme comestibles, ne peuvent donner lieu à aucune méprise.
Pourquoi également indiquer des caractères douteux d’espèces comestibles ou malfaisantes? C’est encore embarrasser le lecteur. En effet, ni le goût, ni l’odorat, ni la couleur, ni la contexture compacte et cassante d’un Champignon , ne doivent rassurer sur sa vertu bénigne ou malfaisante. Une description et des figures coloriées , exactes, V exposé dé expériences faites sur les propriétés, tel est le but que je me suis proposé.
« Le devoir de l’homme, dit le docteur Roques, d’a- » près Sénèque , est d’être utile aux hommes 5 mais ce » devoir est surtout imposé à celui qui se livre à l’étude » des sciences. Eclairer ses semblables, les faire jouir » du fruit de ses véilles, soulager leurs maux, les pré- » munir contre tout ce qui peut compromettre leur exis-