XI
les arts , c’est-à-dire par les amadouviers et les teinturiers.
Quelques médecins prescrivent encore dans les affections de l’organe pulmonaire le Bolet odorant à la dose,. chaque jour, de vingt-quatre grains à trois gros en forme d’électuaire. L "Agaricus musccirius, en poudre, au rapport de Wisling , guérit des ulcères scrophuleux. Il agit probablement comme détersif. Sa vertu caustique est telle , qu’il peut servir à épiler.
Sous les rapports des arts et de la teinture, le Bolet obtus fournit une couleur brune ; le Bolet sulfurin un assez beau jaune ; la Trémelle mésentérique une couleur violette et un bistre rougeâtre solide -, l’Agaric vineux a encore produit cette dernière teinte. Certains Champignons fournissent de l’acide prussique. Le Bolet ongulé est celui qui produit l’amadou.
Les anciens indiquaient les espèces alimentaires, sans distinguer ni faire connaître les espèces qui leur ressemblent ; d’autres ont signalé les espèces nuisibles^ sansprouverpar aucun fait cette vertu délétère qui devait les exclure de l’art culinaire 5 le docteur Paulet seul entreprit cette tâche difficile, mais la bizarrerie de sa nomenclature, les dessins souvent créés par son génie, ne permettent pas d’adopter aveuglément sa théorie : n’indiquant aucune synonymie, comment reconnaître les espèces dont il donne l histoiresous les noms àe Mamelonnés, Langues de chêne , Poule couveuse, Oignon de loup, Peigne de loup , et autres dénominations non moins singulières.
« C’est à tort, dit le docteur Phoques, que des naturalistes et des médecins ont refusé aux Champignons des qualités nutritives} ils contiennent, outre l’albumine, base essentielle des substances alimentaires , une matière