‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes, et des moyens de les rendre meilleuresChapitre 115 sur 156 · AUX JEUNES DÉTET^US. S^S · texte numérisé non relu

AUX JEUNES DÉTET^US. S^S

nexe, ainsi que M. Demetz l'a prévu, aux maisons pénitentiaires que l'admimstralion se propose de faire construire sur plusieurs points de la France, pour y élever disciplinairement une partie de ces enfans^ si nombreux dans les grandes villes. L'essentiel est de s'assurer du goût des enfans présentés pour les travaux agricoles. Ce goût peut se rencontrer chez plusieurs d'entre eux; car, il en est que le vagabondage et la misère ont seuls conduits et fixés dans les villes, et qui ont passé leurs premières années dans les champs, où ils ont vécu et travaillé sous la surveillance de quelque membre de leur fa-= mille. Ces cas, quoique rares, doivent déterminer, par privilège, l'admission des jeunes délinquans qui s'y trouveraient placés. En effet, il y a dans les antécédens de l'enfant qui peut justifier qu'il s'est livré d'abord à des occupations agricoles, une sorte de garantie que son choix, pour la colonie , est réfléchi et qu'il ne changera pas légèrement de résolution.

Aussi, sommes-nous persuadé que la colonie ne parviendra à remplir son but d'utilité publique, qu'autant qu'elle prendra de préférence les élémens de ses petites familles (i) dans les rangs de la popu-

(r) Les jeunes habitans de la colonie de Métray, doivent, aux termes des statuts j être distribués en familles de vingt personnes.

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