‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 125 sur 337 · ET DE LA RÉCRÉA.TION · texte numérisé non relu

ET DE LA RÉCRÉA.TION

ont pour unique but la connaissance et l'amour de Dieu, aucune de ces croyances ne se trouve froissée.

L'instruction morale revêt quelquefois dans ces réunions d'enfans une forme dramatique : on en jugera par le trait suivant.

Un enfant élevé dans l'asile que nous venons de citer, s'étant plaint un soir à sa mère qu'il avait été frappé par lamaîtresse de l'établissement, sa sœur plus âgée, qui avait coutume de l'accompagner, fit le lendemain des représentations à ce sujet à l'institutrice, laquelle nia le fait et offrit d'amener l'enfant à convenir qu'il était inexact. La scène eut lieu en présence de la sœur qui resta cachée, afin de ne pas gêner les explications. La maîtresse, chérie de ses élèves, les intéressa vivement, en leur disant, qu'elle avait été affligée d'apprendre que l'un d'eux se fût permis un mensonge, tendant à l'accuser de l'avoir frappé, lorsqu'ils savaient tous que jamais elles n'avait eu recours à cette extrémité envers aucun d'eux; que bien qu'elle eût été fort sensible à un pareil reproche , elle consentirait pourtant à pardonner au coupable, s'il avouait sincèrement sa faute; que s'il ne lui donnait pas cette satisfaction, il serait cause qu'elle abandonnerait l'asile, malgré le regret qu'elle aurait de se séparer de ses chers enfans. Ces paroles furent écoutées dans un profond silence. Tous

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