IO DAMES INSPECTRICES
les visages trahissaient les émotions les plus vives, lorsqu'un enfant se lève et déclare avec une angoisse qui se manifestait par des larmes, que c'était lui qui avait tenu le propos rapporté à sa maîtresse, et que c'était, en effet, un mensonge dont il se repentait. Cet aveu et les pleurs qui l'accompagnaient produisirent une impression profonde sur le jeune auditoire, qui bientôt fut ramené à des sentimens plus doux par les paroles pleines de tendresse de celle dont la menace l'avait effrayé un moment. De telles leçons gravent clans les cœurs les préceptes de la morale en caractères indélébiles.
Les salles d'asile sont soumises à l'inspection d'un comité de clames qui a droit aux plus vives actions de grâces, parce que, jusqu'au moment où l'administration municipale s'est chargée de la direction de ces établissemens , il a pourvu à leur entretien avec un zèle et une prévoyance qui ne se sont jamais démentis. Ce comité est désormais inséparable de l'institution des salles d'asile. En effet, qui, mieux que des mères de famille animées d'un dévoûment volontaire et désintéressé, pouvait surveiller utilement un dépôt si délicat et si fragile; qui, mieux qu'elles, pouvait l'entourer de cette sollicitude et de ces attentions dont l'enfance a tant de besoin. Des inspecteurs ou des inspectrices salariées n'apporte-