‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 167 sur 337 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Importance d'une habitation commode et salubre pour le pauvre. — Difficultés qu'il éprouve dans les grandes villes pour se loger à cause de la cherté des loyers. — Nécessité où il est d'habiter des chambres étroites, mal closes et mal aérées. — Essais de constructions tentés à Paris pour l'usage des classes ouvrières. — Causes qui ont empêché le succès de ces spéculations. — Moyens demployer utilement le zèle des personnes riches et bienfaisantes pour procurer aux classes laborieuses des habitations convenables. — Intervention des sociétés industrielles dans le même but. — Conditions d'admission dans ces logemens. — Revue des maisons et garnis affectés à la population ouvrière et aux classes les plus infimes de la société. — Utilité du concours de l'administration municipale pour construire des corps de logis propres au logement des chiffonniers , des vagabonds , et en général de la partie abjecte de la population. — Moyens d'exécution. — Produits et avantages que la ville de Paris retirerait de l'exécution de ces projets.

L'habitation est une des choses iesplus importantes dans la vie du pauvre. C'est le centre de ses affections, le lieu de son repos; pour l'ouvrier isolé ou célibataire, un bon gîte n'est pas moins nécessaire que pour le père de famille. Plus il est salubre, spacieux et commode, plus il lui sert à réparer ses forces affaiblies par le travail. Celui qui vit en famille a un besoin plus pressant encore d'un logis semblable qui puisse contenir tous les siens sans encombrement, et leur offrir un abri suffisant, (i)

(i) Voir l'ouvrage de M. P.- A. Piorry, ayant pour titre: Des habitations et de t'influence de leurs dispositions sur l'homme en santé et en maladie, Paris, i838, in-8.

Page 1