‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 186 sur 337 · CONTRIBUTION INDIRECTE; AVANTAGES · texte numérisé non relu

CONTRIBUTION INDIRECTE; AVANTAGES

je n'exagère point en résumant ainsi ses idées sur l'impôt; son esprit a été faussé à cet égard par des préventions vulgaires et opiniâtres, bien qu'elles aient été maintes fois démenties là même où elles ont trouvé le plus d'écho, c'est-à-dire dans les journaux et à la tribune.

De tous les impôts , le moins favorable est celui qui frappe sur les objets de consommation générale, et qui est connu sous le nom de contribution indirecte; ces objets étant nécessaires à la subsistance du pauvre autant qu'à celle du riche , il s'ensuit que l'impôt qui les grève atteint indistinctement l'un comme l'autre, sans qu'il y ait possibilité d'admettre des exceptions en faveur des malheureux, à moins d'affranchir tout ou partie de ces objets de la taxe , ce qui aurait pour effet de tarir presque entièrement la source de cette espèce d'impôt.

L'intérêt de l'état exige donc le maintien des contributions indirectes, et peut-être est-il vrai de dire que la classe pauvre elle-même en retire plus d'avantages qu'elle n'en éprouve de charge, si l'on considère le nombre et l'importance des établissemens de bienfaisance que l'administration a fondés et qu'elle entretient pour son usage. En effet , elle reçoit les enfans des nécessiteux dans des salles d'asile , dans des écoles; elle les recueille même dès leur

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