JEUNES GENS ÉLOIGNÉS DE LEURS FAMILLES
est celle d'un grand nombre de commis-marchands.
J'ai pensé qu'un établissement qui tendrait à soumettre l'étudiant à une vie douce et régulière, analogue à la vie de famille , et à lui laisser toute la liberté dont il aurait joui chez lui , serait digne d'être encouragé et favorisé par les organes de l'opinion publique , soit dans l'intérêt de l'étudiant , soit dans celui de sa famille. J'ai pensé que des cercles créés sous les auspices d'hommes graves et honorables, et ayant pour objet d'offrir des lieux de réunion, d'étude, de conversation et déplaisir à la jeunesse qui fréquente les hautes écoles , seraient des institutions capables de discipliner, d'épurer ses plaisirs, et de lui ménager en même temps la facilité de former des relations qui pourraient lui être utiles.
Je vais faire connaître mes vues sous ce double rapport, et je m'occuperai ensuite de rechercher des moyens d'amélioration morale, applicables à la situation et aux besoins des commis-marchands.
Quoique les jeunes gens qui fréquentent les cours des hautes écoles soient , en général , parvenus à l'âge de majorité, et qu'ils doivent se complaire naturellement dans une certaine indépendance, qui est le premier besoin de l'adolescent arrivé à l'âge d'homme , néanmoins , ils ne sauraient prétendre hors delà ville où leur famille est domiciliée, à plus